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Fourrières: la petite bête qui monte......

En France, il existe ce que l'on appelle des services fourrière. Chaque commune, y compris les plus petites, est légalement tenue d'en posséder un.
Evidemment, il faut des infrastructures, ce qui représente un coût en locaux, en personnel et en fonctionnement. C'est pourquoi lesdites communes choisissent souvent de déléguer ce service à des prestataires qui peuvent être des associations de protection animale gestionnaires d'un refuge ou encore de vrais professionnels qui sont sur le pont sept jours sur sept et 24 heures sur 24, qui possèdent des véhicules grillagés, et tout un assortiment d'outils qui vont du lecteur de puce électronique à la seringue hypodermique en passant par la trappe à chats, et aussi des locaux agréés avec box, cages, système efficace d'écoulement des eaux usées, etc., du genre de la SACPA (Chenil Service). Une troisième solution existe également : les fourrières intercommunales, autonomes et gérées par une communauté de communes.

Aïe ! La photo ci-dessus donne des fourrières une image plutôt défavorable... mais on ne sait rien du lieu, du pays où la photo a été prise, ni non plus de la date à laquelle elle a été prise. Pour ne vexer personne, on dira que c'est une photo d'archives

 

 

Ce sont les contribuables qui paient le service fourrière, ce qui revient, selon les communes, à  une somme oscillant entre 0,50 euro et un euro par an et par habitant. Les communes qui paient plus d'un euro peuvent être considérées comme infiniment progressistes en matière de gestion des animaux dans la ville.

Le rôle de ces services est de capturer tous les animaux errants qu'on lui indique, principalement les carnivores domestiques, chiens, chats, et quelques NAC (nouveaux animaux de compagnie), et de rechercher leur propriétaire s'il y a lieu. Après quoi, au-delà d'un délai légal d'une dizaine de jours, ils sont censés soit confier les animaux à une structure qui leur trouvera des adoptants, soit faire procéder à leur euthanasie. Comme nous l'avons dit, toute commune est tenue de posséder un service fourrière. Mais seulement 60 % satisfait à cette obligation. Quant au 40 % restant, on leslaisse tranquille. Après tout, il n'y a pas le feu. Il ne s'agit que d'animaux.

Une fourrière n'est pas un refuge, puisque le but de ces structures n'est pas le sauvetage des animaux, mais la tranquillité et la sauvegarde des populations humaines. On n'y fait pas dans le sentimental, mais dans le sanitaire. On nettoie les espaces publics des parasites qui y traînent. Certaines fourrières cependant, sans être répertoriées dans la rubrique "amis des bêtes", font leur boulot correctement, sans brutalité, voire peut-être parfois avec bienveillance et tentent même, grâce à la mise en place d'un partenariat avec les associations, de placer le plus possible d'orphelins, leur permettant ainsi d'échapper à la piqûre létale.

D'après les estimations de La Griffe, entre 250.000 et 300.000 chats, plusieurs milliers de chiens sont mis à mort chaque année sur le territoire français dans les fourrières et les refuges-fourrières qui n'arrivent plus à endiguer le flot des abandonnés.

Tous ces animaux, s'ils n'étaient pas récupérés, traîneraient sur la voie publique et se reproduiraient sans le moindre scrupule, ils seraient probablement dégommés par des riverains excédés, au fusil de chasse, au poison, au collet (cela se rencontre tout de même de temps en temps) et grâce à tout autre moyen de destruction massive ou artisanale. Tout cela ferait désordre. Les fourrières, aujourd'hui, sont des structures absolument nécessaires si l'on veut avoir la paix, voilà pourquoi des professionnels un peu visionnaires se sont emparés du créneau, qui est florissant actuellement. Le métier d'agent de fourrière est en plein développement. Il y a, c'est sûr, des vrais débouchés. On y adore les mecs un peu machos, qui adorent tenir tête à des molosses agressifs et les choper au lasso, des filles qui aiment bien faire comme les mecs. Ne soyons pas médisants. Il existe aussi sans doute des gens qui font ce métier pour... rendre service, et parce qu'ils aiment les bêtes, un peu à la manière des toreros ou des chasseurs.

Oui, les fourrières sont un mal nécessaire, parce qu'il y a de plus en plus d'abandons. Les politiques se sont-ils dit un jour que l'on pourrait faire économiser un peu d'argent au contribuable si l'on éduquait les populations à ne pas laisser se reproduire leurs animaux, à ne pas les abandonner et surtout à ne pas en prendre à la maison si c'est seulement pour satisfaire un caprice ? Manifestement, non. Ils ne se sont jamais dit ça. Les animaux se multiplient, les fourrières en font autant.

Ce qui est important c'est de savoir comment, alors que les fourrières ont de plus en plus de boulot, elles pourraient coûter moins cher. On a trouvé la solution. On met en place ce que l'on appelle un groupement de commande. Un certain nombre de communes choisissent un prestataire de service et lui confient la tâche de récupérer les animaux errants sur leur territoire. Il faut toutefois signaler que la stérilisation des chats errants est en option, ce qui signifie que les communes doivent débourser davantage d'argent pour y avoir accès, ce que, bien entendu, très peu font. Que les chats se démerdent ! Ils n'ont qu'à essayer la méthode Ogino qui dans le temps, a fait ses preuves. Mais les chats sont moins intelligents que nous, ils n'ont pas encore très bien lu le mode d'emploi de la méthode Ogino, alors ils continuent de faire des petits. Et le pire, c'est que, eux, ils n'ont pas besoin de traitements hormonaux pour avoir des triplés, des quadruplés et autres séries multiples de deux. Ils sont partis pour repeupler le monde des chats et ils sont plutôt efficaces.

Seulement voilà, eux non plus ils n'ont pas compris qu'à partir d'un certain moment, ça coince. Plus assez de bouffe, plus assez de place. Ils se retrouvent au chômage, sans domicile, à faire les poubelles pour trouver de quoi survivre, à s'abriter de la bise polaire, l'hiver, dans de vieux cartons oubliés sur un coin de trottoir, dans es hangars délabrés, des garages collectifs (à cause de la chaleur dispensée par les moteurs des voitures). Et c'est là que la fourrière arrive... Finis les soucis quotidiens, adieu la vie, adieu l'amour ! Quand ce n'est pas la fourrière (nous avons écrit plus haut que seules 60 % des communes y avaient recours), c'est carrément l'entreprise de dératisation qui se charge du boulot. Eux aussi, ce sont de vrais pros.

Les politiques ont une gestion désastreuse des animaux qui vivent dans leurs villes ou leurs villages, c'est bien connu. Entre l'éradication des pigeons, sous des prétextes fallacieux (ils seraient censés véhiculer des tas de maladies encore plus horribles que la peste), les tentatives de massacre des corbeaux, qui font partie des intelligences remarquables de cette planète (c'est pourquoi ils donnent à leurs ennemis du fil à retordre), des chiens maltraités que l'on feint de ne pas voir, des chats que l'on oublie un temps, les laissant se reproduire librement, pour ensuite procéder à des razzia massives, ils voudraient nous faire croire que les agents de fourrière sont des chevaliers blancs juste destinés à mettre un peu d'ordre dans le chaos bestial.

Sauf que ce n'est pas tout à fait vrai. C'est une vison rassurante, certes, mais elle ne correspond pas tout à fait à la réalité (notez que nous disons "pas tout à fait"). La réalité c'est que 99 politiques sur cent n'ont rien compris. Que toutes les fourrières du monde ne règleront jamais le problème de la surpopulation des animaux dits de "compagnie", mais elles règleront en revanche le problème de leur chiffre d'affaires. Qu'il y aura toujours des gens, et de plus en plus, pour faire contrepoids à tous les abrutis qui abandonnent, maltraitent et s'en fichent, pour être choqués par la gestion expéditive des animaux qui pourraient être pour de bon nos compagnons, si tout à coup on ne faisait en sorte de les présenter comme nos ennemis : funeste vermine qui pisse et fait caca, qui héberge des puces et autres cancers de l'imagination.

Non, les politiques n'ont rien compris. Il va falloir leur expliquer. Les municipales arrivent, cela devrait pouvoir faciliter le dialogue...

Josée Barnérias

Source: http://lagriffe.over-blog.net/article-fourrieres-la-petite-bete-qui-monte-118852535.html

La condition animale, un enjeu sociétal et une révolution en marche

                            DROITS DES ANIMAUX - L'agro-business a réagi. Pour protéger son économie et anticiper les scandales qui ces dernières années touchent à la fois la condition animale et la santé publique, le lobby s'est organisé afin de proposer et faire adopter des lois dans une douzaine d'Etats américains. Objectif: criminaliser les dénonciations en images de la cruauté envers les animaux dans les élevages et les abattoirs.

Les pratiques illégales de ces firmes vont donc pouvoir se perpétuer à l'abri des regards avec le soutien des pouvoirs publics. Pas vu pas pris. Améliorer les conditions de vie des animaux a toujours eu un coût pour les industries qui les exploitent, quels qu'elles soient. Chaque nouvelle loi en faveur des animaux est pour elles une contrainte et une menace pour leurs intérêts financiers.

Voilà donc la dernière parade. Elle ne tiendra pas longtemps et pour cause: la question animale est devenue un défi sociétal, elle ne cesse de prendre de l'ampleur. Qu'on le veuille ou non, c'est un fait. Quand bien même le discours consensuel consiste à répéter qu'il s'agit d'une cause fantoche, d'un excès de sensiblerie, qu'il y a d'autres priorités et que les animaux sont là pour nous servir, la condition animale nous interpelle de plus en plus.

Or ce n'est pas tourner le dos à l'homme que de s'en soucier, bien au contraire.

Voilà quelques années encore, il était courant d'entendre dire que porter intérêt aux bêtes était le symptôme d'une civilisation en crise. C'était l'époque où utiliser un certain langage était proscrit. Par exemple, à l'"intelligence" animale, on préférait le terme de "cognition". Accorder des émotions aux bêtes était une aberration, s'intéresser à la conscience animale une pathologie.

Or le vent a tourné. Les animaux ont changé, ils ne sont plus ces "machines" à produire, ces "outils" jetables, ces "nuisibles" à éradiquer. A la lumière de l'éthologie, nous avons découvert qu'ils sont, à des degrés divers, doués de comportements complexes. Ils se révèlent capables de souffrir, de fabriquer des outils, de faire preuve d'humour, de dissimulation, de folie, de colère, d'amitié et de sens moral. En définitive, ils possèdent bon nombre de ces caractéristiques qui auront, pendant longtemps, défini le fameux propre de l'homme.

A tel point que les chercheurs proposent aujourd'hui une véritable réflexion sur l'altérité, l'individualité et la "personne animale". En modifiant les représentations que nous avions des animaux, la science nous invite à prendre en compte leurs intérêts, à redéfinir nos rapports avec eux et de fait à nous interroger sur nos obligations à leur égard.

Une réalité qui, forcément, nous oblige à remettre en question nos comportements: si les animaux ne sont donc plus ces outils à notre service, que devient notre légitimité à les exploiter, à les mépriser? A présent qu'ils nous ressemblent tant, comment justifier leur infériorité -qui facilite l'exploitation- et toutes les souffrances que nous leur faisons subir? Le temps n'est-il pas venu, dans cette société qui revendique des droits pour tout (et tous), de leur en accorder?

Après tout, ce questionnement s'inscrit dans une continuité logique, celle des grands mouvements de libération des opprimés. Une préoccupation millénaire. On oublie en effet trop souvent que la considération à apporter aux animaux est née aux mêmes sources des droits humains.

De l'antiquité jusqu'au 19e siècle, les plus grands défenseurs des hommes ont eu à cœur de soutenir la condition animale au nom de la justice et de la dignité humaine. Peut-on attribuer des droits à des animaux alors que partout, ceux des humains sont si peu respectés? On ne posait pas le problème ainsi. Portée par des humanistes, la condition animale était une vraie question politique, elle l'est encore.

Il n'y a pas de contradiction entre la justice sociale et le soutien de la cause animale. Mais les responsables politiques d'aujourd'hui préfèrent l'ignorer et se ranger du côté des intérêts des filières, corporations et lobbies plutôt qu'être à l'écoute des revendications et des révolutions de la société, de la diversité des réflexions et des approches autour de ces questions qui méritent d'être débattues.

Ils ne se rendent pas compte que l'étude du statut moral des animaux (l'éthique animale) qui conduit à nos responsabilités les concernant s'est développée dans les pays anglo-saxons depuis plus de 40 ans, qu'elle est désormais enseignée dans les universités aux quatre coins de la planète (sauf en France), que la jeunesse, née avec l'écologie et ce constat d'un destin lié avec une nature fragilisée, intègre spontanément ces problématiques et orientera les lois et la société de demain.

Nos responsables politiques négligent à tort cette question animale, ses enjeux et son impact à venir sur nos modes de vie, de consommation, sur l'économie, la recherche scientifique, l'enseignement, le droit, etc. A l'heure où nos sociétés industrielles ont opéré une rupture avec la nature et où partout, les animaux et les hommes en paient le prix, cette question animale constitue un enjeu éthique et politique majeur. L'ignorer est une erreur.

Si certains pays européens ont reconnu une dignité intrinsèque à l'animal, ont inscrit leur protection dans leur Constitution, renforcé les réglementations, sanctionné l'élevage intensif et la sur pêche, contribué au développement des méthodes alternatives à l'expérimentation animale, la France, une fois encore, s'est distinguée par son retard, son ignorance et son refus obstiné de réfléchir à la création d'un secrétariat d'Etat à la condition animale.

Pour l'heure, la question animale est enterrée dans un bureau dépendant du ministère de l'Agriculture et de la direction générale de l'alimentation. Conséquences: l'amélioration du sort des animaux comme la complexité et la variété des liens qui les unissent aux hommes n'est pas un sujet prioritaire alors qu'elle devrait être un devoir.

Soumis à une évaluation marchande, telle est encore la catégorie sous laquelle sont tenus les animaux en France comme dans d'autres pays. Une qualification dépassée due avant tout à la dualité entre droit civil et droit pénal, le premier assimilant encore l'animal à un bien meuble ou immeuble, contrairement au second qui évolue en prise directe avec l'évolution et les demandes de la société sous l'impulsion de la science et de la protection animale. C'est cette qualification qui doit être repensée aujourd'hui.

Ils n'ont pas de devoirs, certes mais faut-il pour autant les considérer comme des "choses"? Ne peut-on pas faire en sorte qu'ils soient protégés de la même façon que les enfants lesquels ne sont pas responsables de leurs actions mais n'en sont pas moins dotés de droits? En quels termes, dans quelles limites, pour quelles espèces? Autant de questions qu'il convient de mettre en débat à la fois en politique et aussi en philosophie puisque Kant inspire encore aujourd'hui le droit avec cette affirmation que les animaux ne possédant pas la capacité de réclamer quoi que ce soit faute de raison, il ne saurait être question de leur accorder des droits.

Allons-nous d'ailleurs enseigner encore longtemps dans les lycées et les universités que les animaux sont dénués de pensée et de langage en se basant uniquement sur les concepts abstraits et obsolètes de penseurs du passé sans nuancer avec les réalités scientifiques d'aujourd'hui? N'est-il pas nécessaire d'enseigner la nature et les animaux autrement dès l'école, apprendre aux enfants que la première n'est pas corvéable à souhait et que les seconds ne sont pas des marchandises?

Se soucier des bêtes sans oublier les hommes. Il serait de toute manière difficile de faire autrement tant nos vies sont intimement liées depuis les origines. Il y a longtemps que les animaux ont façonné la condition humaine et ce n'est pas en ignorant la souffrance animale qu'on soulage celle des hommes. En témoigne le calvaire actuel des éleveurs contraints à un modèle de développement basé sur la productivité, celui des petits paysans expropriés par les grandes firmes agro-industrielles ou encore ces études qui révèlent que la violence sur les animaux dans les foyers cache presque toujours une violence intra-familiale, que la cruauté sadique perpétrée sur les animaux dans l'enfance conduit à des parcours de criminels violents...

Comment vivre avec eux? Le temps est venu d'écrire la suite de l'histoire entre les hommes et les animaux et de remettre la question en débat. Le respect envers les bêtes ne retire pas des droits aux hommes mais, en élargissant notre morale, il est clair qu'il nous engage à devenir plus humain.

Karine LOU MATIGNON, Journaliste et écrivain

Source:http://www.huffingtonpost.fr/karine-lou-matignon/droits-des-animaux_b_3184432.html?utm_hp_ref=france

Protection animale et dérives sectaires

Bienvenue dans la Charity-Business (.... qui n'aime pas du tout la concurrence)

Marre et un peu fatiguée de cette guerre qui oppose la Protection Animale aux Éleveurs Canins, il serait bon d'en cerner les enjeux, les errements et l'illusion qu'on a trouvé LE coupable à cette misère animale.

Je fais de la Protection Animale (en free-lance) depuis plus de 30 ans et je dois constater que rien n'a beaucoup évolué quant à cette vendetta, cet acharnement stupide, disproportionné qui oppose la Protection Animale et le monde de l'Élevage Canin.

On sait tous qu'il y a des brebis galeuses qui évoluent dans l'élevage, pourquoi cela surprend-il autant ? C'est l'humain qui est en cause, qui est à critiquer, qui est condamnable, non l'activité qu'il pratique. Compassion ne rime pas obligatoirement avec Protection Animale. Les bonnes âmes ne sont pas d'un seul côté. Il est cependant évident qu'il y a trop d'animaux, beaucoup trop d'éleveurs ou se définissant à tort comme tels. Ces pseudo-éleveurs sont néanmoins encouragés par la SCC qui n'effectue aucun contrôle, par des sites tels que
 Chien de France, les nombreux annuaires canins. Qui se soucie que ces éleveurs respectent la Législation ? Aucun contrôle n'est effectué. On peut voir des élevages possédant plus de 9 chiens adultes sans précision n° de SIRET, sans n° d'inscription d'Installation Classée. On est dans l'anarchie la plus totale. On est dans l'animal business, moyen comme un autre d'arrondir les fins de mois.

Cependant, les bons éleveurs existent et il serait bon de ne pas les oublier et de ne pas faire d'amalgame dangereux.

Tout comme il y a des bénévoles de Protection Animale qui sont critiquables. Tout comme il y a des Associations dont il serait bon de diligenter des expertises comptables car tout n'est pas altruiste, transparent. (cf. encore un scandale de la SPA de Paris concernant les dons et legs et des plus values de plusieurs dizaines millions d'euros entre 2003 et 2007). Tout n'est pas toujours entrepris pour le bien des animaux, certains animaux vivent un véritable calvaire dans ces refuges quand ils ne sont pas maltraités, sous-alimentés ou empoisonnés (scandale d'une certaine fourrière en région Centre) . Mieux vaut alors éviter de critiquer les éleveurs ... Que chacun balaie "déjà" devant sa porte !!!

Pourquoi en serait-il autrement d'ailleurs. Ce n'est pas l'activité pratiquée, son étiquette, aussi clinquante soit-elle qui fait d'un être humain quelqu'un d'honorable et emprunt de compassion, de bon, d'honnête, çà se saurait. Dans tout ce que l'humain entreprend il y aura toujours des êtres foncièrement bons, altruistes et il viendra se greffer des personnes qui s'engagent dans ces combats pour des raisons bien moins nobles et désintéressées. Il serait vain de cibler ces individus, ils font partie du paysage de la Protection Animale, tout comme ces éleveurs véreux qui font parfois la Une des médias (et qui devraient la faire plus souvent selon moi s'ils n'étaient pas si bien protégés).

Dans certaines Associations de Protection Animale, il y a des personnes qui ne veulent que le Pouvoir, leur ego gonflé à bloc, leur nombrilisme efface leur noble cause, tout comme certains élevages ne pensent qu'à écraser leurs confrères, toujours ramener la couverture à eux. Vouloir qu'on parle d'eux, qu'on les encense, qu'on leur déroule le tapis rouge !!! Ces êtres suffisants, arrogants sont les pires ennemis des animaux. Ces furies qui sévissent trop souvent dans la Protection Animale n'aident en rien les chiens, leur surpopulation et leur euthanasie en masse.

Leur credo sur la stérilisation obligatoire comme seul salut ne sert à rien. Elles pourront manier le bistouri tant qu'elles veulent, à ne pas prendre le problème à sa source, réduit leur pseudo combat à néant ! La preuve, depuis que ces personnes stérilisent chiens et chiennes à tour de bras, les refuges ne désemplissent pas. Mieux, certaines Associations pour fournir à la demande, importent des chiots et des chiens adultes de l'étranger (Lévriers de type Galgos d'Espagne importés en masse par camions pleins à craquer par les Associations de Lévriers ou chiens croisés de Roumanie ou Slovaquie par de célèbres Associations etc....) comme si en France on manquait de chiens en détresse à adopter, à sauver !!!

MARCHE PARALLÈLE

Comme si nos refuges n'étaient pas assez remplis pour en plus, faire venir des chiens de l'étranger ! La Charity Business est un véritable marché parallèle qui engraisse au passage beaucoup de monde mais qui n'aide en rien les chiens français abandonnés. On se donne bonne conscience, on utilise un discours larmoyant avec photos chocs de certains chiens martyrisés pour attendrir, faire pleurer dans les chaumières dont les Associations de Défense des Lévriers d'Espagne en usent et abusent. Ne nous leurrons pas les 3/4 de ces Lévriers de type Galgos n'ont pas été martyrisés. Ils servent juste la plupart du temps de "vitrine et d'attrape-nigauds".

Durant ce temps, le nombre de chiens provenant de l'étranger augmente chaque année, tout comme augmente le nombre de chiens français abandonnés (croisés pour les presque 4/4). Certaines associations importent même des chienscroisés d'Espagne, sisisi c'est hallucinant ... mais vrai. Un chien estampillé "made in Espagne" ou "made in Roumanie" est plus vendeur, le filon est bon, le marketing très efficace ! Et gaffe à vous si vous vous opposez à ce scandale ... Les retombées sont terribles, on vous reproche votre manque de compassion, votre froideur envers ces pauvres chiens. Il ne vient pas à l'idée de ces bonnes personnes, qu'on a en France les mêmes. Mais nos chiens franco-français maltraités EUX ne semblent pas les intéresser. On est là dans l'apitoiement facile mais qui rapporte gros, très gros. Et puis le gogo qui a craqué pour un gentil corniaud roumain ou espagnol est fier de claironner partout qu'il a sauvé un pauvre toutou qui vient de l'enfer. Celui qui pourrit dans sa SPA à 3 kms de chez lui n'est pas assez "exotique". La quasi totalité des soi-disant Galgos d'Espagne qu'on ramène par camions sont au 3/4 des croisés et pas tous maltraités. Certaines Associations importent même des chiots, oui oui des chiots de type Galgos arrivent chez nous. On est là dans le business pur et dur.

Pour autant je suis extrêmement irritée par cette attitude récurrente de casser de l'éleveur, pratique quasi généralisée dans la Protection Animale. Tous des véreux, la messe est dite.

Un Éleveur est mis au courant qu'un chien né chez lui se trouve en SPA ou en accueil dans une Association ? Il peut toujours courir pour récupérer le chien, celui-ci restera dans son box en béton jusqu'à ce qu'un "gentil" particulier ne vienne l'adopter. Pensez donc, cet éleveur ne veut le récupérer que pour son Élevage, il n'est intéressé que par le côté financier du chien. Il n'est pas digne vu "qu'il vend des chiens" ... Que dire de ces Associations dont la survie dépend de ces très nombreux chiens placés pour la modique somme de 250 à 300 € ? Chiens dont les Associations claironnent en chœur qu'ils resteront "à vie" sous la protection de l'Association. En clair cela veut dire que vous ne serez jamais propriétaire de votre chien. Et soyez sûr que ces Associations se livrent entre-elles une guerre sans merci pour récupérer ce marché juteux. C'est à celle qui importa en France le plus de chiens possible et pas tous en règle en plus. Alors après on vous ressort le couplet qu'elles luttent contre l'Animal marchandise .... c'est vraiment se foutre du monde.

Lorsqu'on voit la rapacité et l'âpreté au gain de certaines Associations, je pense qu'elles feraient de se regarder dans un miroir avec d'accuser les éleveurs des pires bassesses et de faire "commerce" du chien.


Les Associations de Protection Animale accusent les Éleveurs d'être la cause des abandons, que leurs chiens sont la cause directe du surpeuplement des refuges. On pourrait en rire si ce n'était aussi stupide, ridicule et faux. On sait tous que la quasi totalité des chiens en refuge sont des chiens croisés ou issus de portées NON-LOF qui inondent les sites de
 vente d'animaux en ligne (3 fois sur 4 ces annonces de vente de chiots sont illégales). On sait tous également que certains élevages véreux inondent leur ex-reproducteurs dans les SPA et que toutes les actions en justice engagées contre ces éleveurs véreux sont classées sans suite par les Procureurs de la République..

Arrêtons cette hypocrisie, ce mensonge scandaleux. Non ce ne sont pas les chiens de race issus de particuliers qui engorgent les refuges. Non ce ne sont pas les Éleveurs sérieux qui sont à l'origine de ces milliers d'euthanasies chaque année. J'ai connu et je connais encore personnellement de très bons Éleveurs qui assurent "à vie" leur responsabilité, qui récupèrent les chiens qu'ils ont fait naître dès lors qu'ils sont prévenus par les maîtres. J'en connais qui font 800 kms pour aller chercher un chien que le maître, pour différentes raisons ne peut plus garder. J'en connais d'autres qui produisent et ne font aucun "service après-vente". Ils se contentent de vendre des "produits", à d'autres de s'investir pour les sauver.

Arrêtons de combattre les bons Éleveurs, arrêtons de leur pourrir la vie, de les insulter. Arrêtons de les stigmatiser, de les accuser de n'être que de vulgaires commerçants sans éthique ni morale. Oui il y a trop d'éleveurs dont beaucoup ne sont pas en règle, oui il y a trop de chiots produits - mais que fait l'État ? Que fait la SCC, que font les Clubs de Race, RIEN. Chacun se contente d'encaisser, car c'est un marché juteux n'en doutons pas..

Essayons plutôt de faire comprendre à ces milliers de particuliers que faire saillir leur adorable Mirza croisée caniche/ratier n'est pas nécessaire pour leur chienne. Essayons de leur faire comprendre que vouloir faire saillir ladite Mirza par le chien du voisin pour garder un chiot tant sa maman est adorable est une grossière erreur. Cette douce Mirza ne fera pas qu'un unique chiot et où finira le reste de la portée ? Où finiront les chiots invendus ? Que la DGCCRF fasse son travail et mette le nez dans ces site d'annonces où les chiens à vendre pullulent dans la plus parfaite illégalité et s'occupe de ces centaines d'éleveurs qui ne sont pas en règle et qui s'inscrivent sur
 Chiens de France en écoulant du "chien" en masse.

Que ces Associations ne se trompent pas de cible, les refuges sont remplis à cause de ce type de comportement et/ou de la non-application des  Lois par ces soi-disant éleveurs qui poussent comme des champignons sans être le moins du monde inquiétés. Ces milliers d'euthanasies ne sont pas de la seule responsabilité des Éleveurs sauf de ces éleveurs indignes qui sont la honte de l'Élevage Canin ou Félin et trop souvent protégés tant par la SCC que par certainesDDSV/DDPP. Responsabilité également de ces gentils particuliers (ou pseudo éleveurs familiaux) qui produisent du NON LOF à tour de bras ... pour mettre du beurre dans les épinards !!!

Qu'on fasse également comprendre aux propriétaires de chiens, que leur toutou n'est pas un bébé, il n'est pas et ne sera jamais l'enfant de la famille. Qu'il doit recevoir une éducation, une vraie, adaptée à son espèce. Il doit être et rester un chien, ami de la famille. Il doit être bien sociabilisé, sorti régulièrement et pas uniquement pour faire ses besoins, bien  nourri et protégé des différentes maladies. On doit l'intégrer à la meute humaine, le faire vivre avec elle (et non sur le balcon, dans le garage ou dans la cave) en gardant à l'esprit qu'il est UN CHIEN et doit être traité comme tel. Seul moyen pour avoir un super ami, bien dans ses pattounes et qui respecte chaque membre de la famille. Que les Associations informent leurs adoptants de ce qu'est vraiment un chien plutôt que de ne penser qu'à l'adoption. Que ces adoptions soient réfléchies, que les entretiens avec les nouveaux adoptants soient basés sur la vraie capacité de ceux-ci à pouvoir gérer un chien. Que ce chien de par son gabarit, son caractère, son passé soit compatible avec leur style de vie, la composition de leur famille et surtout leur capacité à le comprendre, à comprendre son langage, sa psychologie ...

Ceci étant précisé, force est de constater que toute cette énergie à combattre l'Élevage Canin, se fait malheureusement au détriment des chiens. Tout comme il est stupide d'argumenter qu'un chien ne se vend pas, qu'il n'est pas une chose, un objet. Un chien adopté en SPA "se vend" également parfois assez cher sous prétexte qu'il ressemble vaguement à un chien de race. Pourquoi ne pas récupérer les frais qu'occasionnent l'entretien d'un chien sous prétexte qu'on est Éleveur ? et de l'autoriser dès lors qu'on a la casquette "Protection Animale" ? Un éleveur paie ses croquettes (les refuges rarement), paie les frais vétérinaires, paie les différents documents à la SCC, très souvent cotise à la MSA, passe du temps à s'occuper de ses chiens et chiots, de jour comme de nuit (lors des mises bas). Il est donc normal qu'un chiot se vende. Vendre un chiot de race (donc inscrit au LOF) dont les parents sont équilibrés, testés au niveau des différentes maladies inhérentes à sa race  a un coût. Un chiot bien sociabilisé, en bonne santé, qui fera le bonheur de son futur maître a un coût. Le temps que passe un Éleveur à produire des chiots sains et équilibrés n'est pas vain. Le propriétaire en sera heureux et ce chien ne risque pas de finir en refuge car l'Éleveur assure un suivi pour peu que l'acheteur le désire. Il saura qu'il peut au moindre problème compter sur son Éleveur. Ce que ne fera jamais une Animalerie ou un éleveur véreux.

 La Cynophilie en France doit être défendue, les Races Canines protégées, c'est de notre patrimoine des races canines que nous parlons ! Arrêtons de fustiger les vrais Éleveurs canins et entreprenons sérieusement par la prévention de faire comprendre que la reproduction sauvage et généralement bien admise des chiens croisés est le vrai scandale de notre temps.


Maintenant serait-il utopique, irréaliste, d'imaginer ne serait-ce qu'un instant que les bonnes volontés puissent s'unir pour défendre les chiens ? J'entends par bonnes volontés, les Éleveurs sérieux et responsables main dans la main avec les Associations de Protection Animale, celles qui œuvrent vraiment pour les animaux rejetés, les abandonnés, les chiens mis au ban de la Société pour délit de sale gueule (les chiens catégorisés).

Pointer du doigt certains types de chiens, les accuser de tous les maux est un manque flagrant de connaissance. Un chien n'est pas agressif parce qu'il est de type molosse. Aucun chien n'est agressif ou alors tous les chiens le sont potentiellement. Un gentil Labrador ou Épagneul Breton peut faire de gros dégâts, il peut mutiler ou tuer de la même façon qu'un Am'Staff ou Dogue de Bordeaux ou Rottweiler ... La raison s'explique par son manque d'éducation, son origine plus que douteuse ou manque de socialisation. La faute n'est pas chez le chien mais chez son naisseur et/ou son propriétaire. Un chien maltraité ou mal éduqué voire les deux en même temps peut péter un plomb à tout moment quelque soit sa race ou non race. Des teckels ont déjà tués des enfants, des chiens de petites tailles ont déjà tués des bébés en France et en Europe.


Certaines Associations honorables et très impliquées se sentent bien seules, démunies face à tout ce qu'il y a à entreprendre pour que le chien soit réhabilité sans discrimination aucune. Que cessent toutes les querelles de chapelle qui sévissent entre les Associations, que toute cette énergie soit dirigée uniquement vers les chiens. Qu'on cherche plus ce qui nous rapproche que ce qui nous divise. Cessons le "diviser pour mieux régner" ! Les chiens sont maltraités, sont torturés, sont sacrifiés et ce dans l'indifférence quasi générale.

L'animal n'a droit à aucune Justice, on peut tout lui faire. Oh bien sûr quand on entend parler d'actes de barbarie, beaucoup d'entre nous sont horrifiés mais que fait-on à part blablater sur les forums ? Quels actes suivent notre révolte, notre indignation ? Aucun acte, on reprend nos petites affaires, son petit train train voire on se défausse sur certaines Associations de Protection Animale, à elles d'agir, c'est soi-disant leur job !!!

Déjà que certaines (souvent les plus connues) à part discourir sur certains médias n'agissent que très rarement, je le sais pour en avoir contacté plusieurs pour des actes avérés de maltraitance. A vous en tant que simple amoureux des animaux de faire l'enquête à leur place, d'y passer plusieurs mois, ensuite quand le dossier est bien bouclé, finalisé, elles poursuivent en justice et se vantent ensuite sur leur Site d'avoir dénoncé tel individu, tel élevage, d'être les Meilleures, les plus Efficaces. Ces personnes de l'ombre qui s'épuisent à enquêter en ont marre. Marre de voir la Protection Animale être plus intéressée par sa notoriété que pour la cause qu'elle prétend défendre. Si une "affaire" n'est pas médiatisable, personne ne bouge pas, on s'oriente volontairement vers les affaires qui vont faire du bruit et pas grave si cette inertie coûte la vie à de nombreux animaux.

Bon sang unissons-nous, simples propriétaires ou éleveurs de chiens (ou chats) auprès des Associations qui ont vraiment comme unique but le respect des animaux. Œuvrons avec elles main dans ma main pour que la Législation soit vraiment appliquée. Les Lois censées protéger les animaux existent mais ne sont quasi jamais appliquées par la Justice, pas plus que les autorités cynophiles réduites à n'être que des tiroirs caisses.

Peu de Procureurs de la République poursuivent les actes de maltraitance animale, souvent, trop souvent les dossiers sont classés sans suite. Par contre si ces chiens maltraités commettent  un jour l'irréparable, tous les médias nous inondent, jusqu'à l'écœurement sur ces chiens-tueurs qu'il faut éradiquer. On pardonne aux coupables et on tue les victimes, toutes les victimes, qu'il s'agisse du chien comme de la personne agressée. Cette personne mutilée ou tuée ne l'aurait jamais été si la Justice avait fait SON TRAVAIL ! Pas de prévention, juste la répression une fois l'horreur perpétrée.

Les animaux ont besoin d'une révolution de nos consciences, de notre mobilisation active pour que plus jamais on ne lise sur Internet ou dans le Journal qu'un charnier a été découvert dans tel chenil, que tel chien est mort de faim ou sous les coups de son maître barbare. On ne doit plus apprendre qu'un enfant ou une personne adulte a été dévoré par son chien ou par un chien errant.

On ne doit plus également, stigmatiser certaines Races Canines (donc au LOF) dès lors qu'un chien "ressemblant vaguement" par temps de brouillard à un Rottweiler, Dogue ou American Staffordshire Bull Terrier attaque un être humain. Soutenons ces Races et leurs défenseurs avant que d'autres chiens ne soient mis à l'index et n'entrent dans le collimateur de nos élites bureaucrates qui n'y connaissent rien et qui ne veulent surtout pas s'informer !

Aidons les Associations qui font un vrai travail de fond, qui alertent les pouvoirs publics (en vain car insuffisamment soutenues), aidons-les par notre présence et notre engagement concret à faire qu'un jour ENSEMBLE, MAIN DANS LA MAIN, on donne à l'animal de compagnie la vraie place qu'il mérite en tant qu'Être Vivant.

En clair, soyons comme nos chiens, fidèles, aimants et protecteurs ! Nos chiens ne souffrent pas de surdimensionnement d'ego et si on tentait pour une fois, de leur ressembler un tout petit peu !!! Si on essayait de s'investir sans arrière pensée, uniquement pour le bien de ceux que nous prétendons aimer. Si on essayait de moins parler ou de parler "vrai" sans recherche de gloire ou de notoriété. Si on essayait de nous rapprocher des structures qui œuvrent réellement sur le terrain, qui contactent notre Gouvernement, que nos "pétitions" ne soient pas mises à la poubelle sitôt lues par nos Élites. On a besoin d'un vrai Mouvement solide, unifié qui porterait un vrai projet de l'animal dans notre Société. Apprendre à vivre ensemble, dans le respect de chaque espèce et de ses besoins.

Quand je vois des Associations de Protection Animale très connues s'investir activement pour des chiens d'Espagne, de Roumanie ou de Slovaquie alors qu'en France on constate les mêmes atrocités sans que cela ne les pousse à agir, là j'enrage !!! Quand je vois la Fondation Brigitte Bardot qui se refuse à intervenir sur un dossier concernant un éleveur indigne qui bafoue la Législation sur la Protection Animale, oui j'ai les nerfs. Quand je vois cet "exotisme" cher aux Associations de Protection Animale qui consiste à agir pour les chiens à l'étranger et qui ferme les yeux sur ce qui se passe en France, je suis désespérée, désespérée par ces appels aux dons dont le profit ne servira qu'aux chiens résidant hors de France. Avons-nous le droit et la légitimité de faire la morale aux autres pays sur leur façon de traiter leurs chiens, alors que chez nous il y a tant à faire pour donner un vrai statut à l'animal de compagnie, à faire respecter la Loi dès lors qu'un animal est maltraité. La Justice en France pour la défense des animaux n'existe pas. Les lois pourtant nombreuses ne sont pas respectées et les actions en justice contre les barbares sont classées sans suite par les Procureurs de la République.

Copyright ©
 
http://www.best.of.ghostdance.jed.st/union.htm

Merci à Dominique Truteau-Fouet  de nous avoir autorisés à publier son article.

Lettre ouverte à la Direction de la SPA : les masques doivent tomber !

                                                                                  Maitre Lebossé, Monsieur le directeur général, 

Nous sommes des adhérents, bénévoles, adoptants et sympathisants de la SPA et nous avons fait nos preuves depuis de nombreuses années en matière de protection animale, fidèles au poste en dépit des aléas de gouvernance nationale ou locale déficiente que nous subissons depuis une bonne quinzaine d’années. 

La toute nouvelle direction SPA aux compétences de gestion discutables, voire nulles en protection animale, mise en place par vos soins depuis moins de 18 mois, serait bienvenue de prendre en compte l’énorme volume de travail gratuit que nous lui procurons par amour des animaux et sans la moindre contrepartie, fut-elle honorifique ou morale.

Ce travail purement désintéressé est notre fierté et nous estimons qu’il mérite, sinon votre reconnaissance, du moins un minimum de respect de la part des dirigeants très confortablement rémunérés par la SPA, c'est-à-dire grâce à l’argent des donateurs. Nos adhérents et donateurs doivent savoir que ce sont 20 millions d’euros qui partent en charges salariales au bénéfice de 649 salariés, avant même que le premier centime d’euros profite à nos petits protégés… Combien parmi ces salariés, sont réellement motivés par la cause animale ? Une majorité d’entre eux est sous-qualifiée, sans profils de postes définis, sans évaluation ni obligation de résultat, ni objectif fixé pour chacun… Navigation à vue et improbable bricolage continuent à COMPROMETTRE le fonctionnement et l’objet social de notre association qui consiste à recueillir, soigner et faire adopter les animaux de compagnie en détresse.

Or que constatons-nous depuis plus de trois ans d’administration provisoire supportée par notre association, suite aux sévères réprimandes de la Cour des comptes dans son rapport de septembre 2009 ?

Après avoir subi tous les désordres scandaleux dus à la lutte des clans et à l’incompétence de 24 administrateurs non professionnels, nous souffrons aujourd’hui de décisions arbitraires et d’un cynisme plus choquant encore. De la part cette fois ci, de professionnels grassement rémunérés ! En effet l’orientation imposée et revendiquée par la très coûteuse administration provisoire, visant à gérer notre association 1901 comme une entreprise commerciale –soit une animalerie à bon marché- exclusivement pilotée par des salariés, nous apparaît comme antynomique et compromettant gravement l’objet social de la SPA, qui est de SAUVER PROTEGER AIMER. Une belle devise que vous avez réduit à l’état d’un slogan publicitaire pour alimenter la pompe à fric. Nous disons STOP à l’exploitation animale sous couvert de « protection » et STOP à l’imposture.

Notre association doit rester une œuvre de bienfaisance animale et continuer à faire face à toute détresse signalée, dans la mesure de ses nombreuses capacités d’accueil.

Hélas, force est de constater que le soi-disant « renouveau de la SPA » n’est qu’un discours creux s’arqueboutant sur des opérations marketing coûteuses et contestables (Trocadéro 160 000 €, Kidexpo 48 000 €, Chalet Champs-elysées 15 000 € etc…), et sur une véritable manipulation par l’image, ainsi que des appels aux dons de plus en plus agressifs et aussi peu respectueux du public adulte que des enfants et des animaux qui sont tous pris pour des demeurés voire des imbéciles ! Chantage affectif, culpabilisation maximum du donateur pour les fêtes de Noël et la ringardise en prime.

Les dirigeants de la SPA doivent abandonner la course à l’abîme d’une gestion mercantile, tandis qu’une communication SAINE doit s’appuyer sur la réalité et les difficultés des refuges et dispensaires SPA. Un minimum de « parler vrai » et un vrai travail d’éducation du public nous sembleraient être plus efficaces et conforme aux attentes de la population, que ce très maladroit triomphalisme (« on est les meilleurs !!! ») assorti d’un bluff de communication qui, de mailings en mensonges ou effets d’annonce, réduit la SPA à n’être plus qu’une « belle idée trahie »…

Par ailleurs, nous prions la préposée à la « communication SPA » de cesser de harceler nos amis allemands à propos de la zoophilie, sachant qu’une loi est en instance d’être adoptée, au cas où elle l’ignorerait… Très fâcheuse également cette ancienne manie SPA de s’approprier le travail des autres associations spécialisées et des autres causes dans un but de publicité tapageuse en vue d’impressionner le DONATEUR. Corrida, vivisection, fourrure, phoques, zoophilie et autres pigeons… tout y passe sur un site internet transformé en véritable miroir aux alouettes donatrices ! Et surtout STOP A LA CENSURE des adhérents trop curieux - pourtant invités à s’exprimer par leurs commentaires- par la « chargée de com’ » embauchée il y a tout juste cinq mois sans profil de poste clairement défini.

Compte tenu de ce qui précède, nous bénévoles fidèles et expérimentés de la SPA, adoptants, donateurs et sympathisants demandons à l’administration provisoire et au Directeur général de l’association de : 

- 1) revenir d’urgence aux fondamentaux de la protection des animaux, sans oublier que la SPA est investie d’une mission de service public et qu’elle bénéficie à ce titre de conventions de fourrières et subventions diverses.

- 2) de faire cesser toutes pratiques qui aggravent incompréhension ou rivalités entre bénévoles et salariés. Les attributions des uns et des autres doivent être clairement définies et consignées une fois pour toutes. 

- 3) de cesser toutes pratiques de menaces de procès, chantage, manipulation ou harcèlement moral (nombreux dossiers aux RH), qui placent bénévoles et salariés dans une insécurité psychologique et morale préjudiciable à une bonne atmosphère et donc, aux animaux des refuges et dispensaires, ainsi qu’aux adoptants.

- 4) de renoncer aux dépenses somptuaires telles que salon Kidexpo à 48 000 € , amphis à 6 000 €/jour, honoraires faramineux d’avocats, d’architectes, de contentieux et cabinets divers et ruineux, qui ont pour conséquence une CURE D’AUSTERITE INTOLERABLE imposée aux animaux. Non aux restrictions des soins, des stérilisations et NON aux milliers d’euthanasies perpétrées dans les refuges et fourrières SPA !

- 5) de parer enfin avec équité à la grande misère de trop nombreux refuges poubelles SPA. Un refuge flambant neuf à 3,5 millions d’euros ne doit pas servir de vitrine ou d’arbre qui cache la forêt de tant de prisons vétustes pour animaux, comme à Genneviliers, Cherbourg, Albi, Clion ou Yvré l’Evèque pour ne citer que ceux-la…

- 6) rendre compte en toute transparence des actes de gestion, rapports de mission de l’administratrice « provisoire », projets et politique d’avenir de la SPA qui demeurent largement illisibles en l’état actuel des choses.

- 7) de respecter enfin les droits de la défense et le principe du débat contradictoire dans toutes les procédures judiciaires ou mesures de rétorsion prises de façon arbitraires -voire en catimini- à l’égard de certains adhérents. STOP à la judiciarisation ruineuse du DEBAT et du militantisme contestataire, qui relèvent des libertés publiques fondamentales dans une démocratie. Ces libertés sont garanties par les droits français et européens : nous n’en voulons pour preuve que les très nombreux « procès en diffamation » PERDUS par la direction SPA contre des adhérents ! 

Nous adhérents bénévoles fidèles et expérimentés de la SPA, demandons également à la toute nouvelle direction de l’association de renoncer enfin au temps du mépris qui consiste à nous ignorer sans JAMAIS répondre à nos innombrables courriers et demandes d’explications auprès du dégé, de l’administratrice, ou de son ami le juge Kurz qui ne cesse de proroger sa mission juteuse, depuis plus de trois ans… Et ça va durer encore longtemps ???

Nous adhérents bénévoles de la SPA exigeons enfin des réponses à des questions aussi fondamentales que le refus des nouveaux statuts par les autorités de Tutelle, un an après leur vote en AG extraordinaire (obtenu à l’arraché) ! Des statuts confiés au brillant Stéphane Dumaine-Martin avocat personnel et ami de Michèle Lebossé : pourquoi LUI ? Et surtout, COMBIEN CA COÛTE ? Charcutés depuis dix ans par quatre cabinets d’avocats gourmands, nous aurons sans conteste LES STATUTS LES PLUS CHERS de la République associative !

Nous exigeons également le restauration d’une lettre d’information (sans langue de bois,svp !) des ADHERENTS et non plus des SEULS DONATEURS ! 

Nous attendons toujours par ailleurs, des explications précises sur le mode de calcul des honoraires exorbitants de l’administrateur provisoire Maître Lebossé, soit près de 570 000 euros en 2010 !!!

Enfin, last but not least, nous exigeons une mise au point officielle de la SPA sur l’ambiguité insupportable qui consiste à faire croire à une campagne permanente de recherche de bénévoles, tandis que les plus anciens et les plus actifs de ces bénévoles sont méprisés, accusés, culpabilisés ou purement et simplement CHASSES DE LEUR BENEVOLAT sur de trop nombreux sites et refuges de l’association… avec des conséquences extrêmement pénalisantes et INJUSTES pour nos pauvres animaux encagés et ainsi privés du réconfort de quelques ballades ou caresses indispensables à leur équilibre…

LE ROTTWEILER EN COLERE

A suivre…

Chers adhérents, bénévoles, adoptants et donateurs de la SPA qui comprenez notre indignation et qui croyez en la valeur de notre engagement pour la cause animale, SIGNEZ notre Lettre ouverte à une DIRECTION INDIFFERENTE à la souffrance des gens comme des animaux de trop nombreux refuges-poubelles et dispensaires SPA. 
Exigeons de vraies réponses à nos questions et attentes légitimes !

Ecrit par: Cochon Napoléon, le 13 décembre 2012.

Euthanasies : l'éthique à mort ?

Les refuges animaliers ont recours à l’euthanasie lorsqu’il s’agit d’éliminer des animaux trop malades ou trop agressifs. Au-delà de ces motifs, la mise à mort sous d’obscurs prétextes (alors qu’il s’agit essentiellement de se débarrasser des animaux en surnombre) pose de sacrés problèmes d’éthique…

 

À l’examen, la condition faite par les hommes aux animaux fourmille de phénomènes aussi révoltants qu’ordinaires, et ceci concerne toutes les espèces sans exception. Les associations, heureusement de plus en plus nombreuses et actives, nées du refus de cette lamentable situation, sont toutes regroupées sous le terme générique de« protection animale ». Certaines en ont même fait leur état civil, comme la doyenne d’entre elles, mieux connue sous le sigle de SPA, Société protectrice des animaux, qui a vu le jour à peu près à la même époque que la loi Grammont, ou encore laConfédération française des SPA de France.

La protection, c’est quoi ? D’après le Petit Robert, compétent en la matière, « protéger » signifie « aider (une personne) de manière à la mettre à l’abri d’une attaque, de mauvais traitements, du danger (physique ou moral) ». On remarquera que le vénérable dictionnaire n’envisage pas que l’on puisse aider un animal, sauf à considérer que l’animal est une personne, ce qui, à notre modeste avis, ne constitue pas une aberration.

Les refuges animaliers sont réputés pour cela. Pour protéger. Les refuges mettent à l’abri des attaques, des mauvais traitements, du danger (physique ou moral). Il offrent aussi, en prime, la possibilité d’une deuxième vie, d’une nouvelle chance, pour des animaux qui ont été malmenés par les humains (pas toujours si humains  que ça, finalement).

Chaque année, les refuges français recueillent des centaines de milliers d’animaux, chiens et chats essentiellement, animaux dits de compagnie, même si la catégorie s’est enrichie depuis peu de nouveaux postulants au titre, les fameux NAC (nouveaux animaux de compagnie), mais aussi d’animaux de ferme détournés fort heureusement de leur destin initial qui est… l’abattoir.

Grâce aux refuges, lieux où l’on est censé transiter, mais aussi se refaire la cerise, plusieurs dizaines de milliers d’animaux sont, chaque année, adoptés et sauvés, remis dans le circuit d’une vie meilleure. D’une vie « normale »  de chien ou de chat ou autre. Mais la pléthore est telle de ces infortunés, de plus en plus nombreux, que l’on peine à trouver de nouvelles familles à qui les confier.

Réfléchissons un peu ! Soit Madame et Monsieur Jeune-couple-moderne (cela dit, il existe une large palette d’autres scenarii possibles). Ils ont un chat, et aussi un chien, qu’ils chérissent et dont ils prennent grand soin. Puis Madame et Monsieur Jeune-couple-moderne ont un enfant. Comme tous les enfants, celui-ci ne va pas manquer d’éternuer à la seule vue du chat. L’allergologue, homme de l’art avisé, va enjoindre le couple à se débarrasser du matou. Dilemme, états d’âme, quelques larmes pour faire bonne mesure… Madame et Monsieur Jeune-couple-moderne franchiront les grilles du refuge après y avoir laissé un compagnon de cinq ou sept ans d’âge qui en reste baba : terrorisé, incapable de comprendre ce qu’il lui arrive, il devra s’habituer ou périr… Reste le chien.

Quelques années passent. Madame et Monsieur montrent des signes de fatigue. Le divorce n’est pas très loin. Le divorce est déjà là. On va aussi divorcer du chien. La vie, voyez-vous, est tellement dure et tellement compliquée ! Le chien ira donc rejoindre son ancien copain le chat (ils ne se rencontreront pas, c’est pas un hôtel, quand même !) dans ce même refuge où, pour la seconde fois, Madame (ou Monsieur) ex-Jeune-couple-moderne poussera en reniflant les lourdes grilles, sans se retourner. Elle (ou lui) aura laissé derrière elle (ou lui) un compagnon de huit ou dix ans d’âge qui ne comprend pas plus que le précédent ce qu’il fout dans cette galère.

 Dormir, c’est mourir

À présent, il y a peu d’alternatives, que ce soit pour le chat ou pour le chien (c’est équitable !). Soit ils sont sauvés in extremis par un quidam qui se sera laissé attendrir par leur bouille tristoune, soit ils sont partis, mais ne le savent pas, pour de longues années de captivité. Rien de méchant, mais rien d’exaltant non plus. Joker : ils peuvent aussi mourir de chagrin, ce n’est pas comme ça que ça s’appelle, mais c’est comme ça que ça se passe. On dépérit, on tombe malade, et hop, enlevé c’est pesé, et ça ne pèse pas bien lourd, au final.

S’ils ne partent pas, s’ils ne meurent pas, ils vont rester longtemps, trop longtemps, invisibles. Pour eux, on se dit que c’est fichu, personne n’adoptera jamais des animaux qui font la gueule. Et puis ce sont deux bouches de plus à nourrir. Et puis ils s’emmerdent, il
s sont malheureux. Et puis il faut faire de la place. Et puis il y en a d’autres qui arrivent. Place aux jeunes ! Alors devinez quoi ? On prend LA décision. La seule qui vaille dans ces cas-là. Pour lui, et lui, et encore lui et plein d’autres, ce sera la piquouze, celle qui apporte le Grand sommeil, direct dans le congélo avant l’incinérateur sans passer par la case Départ.

Longtemps, dans les refuges, on n’a pas osé prononcer les mots qui fâchent. Quand on mourrait, on « s’endormait ». C’était poétique, très doux et joli, comme un conte. Si la formule n’était pas franchement conforme à une réalité souvent beaucoup plus violente, elle avait au moins l’avantage de faire moins mal… à ceux qui la prononçaient.

Ce n’est que récemment qu’on parle d’euthanasie. C’est un beau mot, euthanasie ; ça vous sent son érudit, son homérique. Il est tiré du grec ancien et il signifie textuellement« le bien-mourir ».  Mais enfin, mourir c’est mourir. Quant à mourir « bien »… Il est des morts particulièrement atroces, des agonies implacables, et si longues… Dans ces cas-là, le bien-mourir consiste à ne pas attendre que l’agonie perdure trop et à injecter au plus vite le poison qui apaisera et qui libèrera du poids d’une vie arrivée de toute façon à son terme.

Mais lorsqu’il s’agit d’un être vivant, en bonne santé, qui n’a pas de tendance suicidaire, la mort n’a rien d’excitant. Le « mourir »  ne peut pas être un « bien-mourir ». La mort infligée, même avec tendresse et attentions délicates, ne présente guère d’attraits, que l’on soit homme ou animal. On pourra toujours gloser sur la valeur respective de la vie des uns et des autres, animaux humains ou non-humains, il n’en restera pas moins que la vie est tout ce que les uns et les autres possèdent et que la prendre est un crime.

 

De la honte au silence

Les fourrières(*) sont le plus souvent des lieux de mort. On le sait et on préfère l’oublier. Au-delà des règlementaires huit jours ouvrés, un animal dont personne ne s’est préoccupé a du souci à se faire. On ne sait combien, chaque année en France, d’animaux, chiens et chats essentiellement, y passent de vie à trépas dans des conditions parfois discutables (piqûre létale très douloureuse, sans anesthésie pour en diminuer le coût). Il n’existe pas de chiffres officiels du nombre d’« euthanasies »  pratiquées dans les fourrières. Ni d’ailleurs dans les refuges.

 Parlons-en, des refuges ! Gérés par des bénévoles, ne bénéficiant d’aucune aide publique, excepté s’il existe une « convention fourrière »  entre un refuge et/ou une communauté de communes (mais là, il s’agit d’une rétribution pour prestation de service, et non d’une aide publique), ils sont les réceptacles de tout ce que la société génère de victimes, de rebuts… Les animaux qui y échouent, à part quelques exceptions dues à des « accidents de la vie » (décès ou hospitalisation de leur maître), sont les signes douloureusement vivants d’une humanité malade, d’une misère psychologique grandissante et d’une indigence économique et intellectuelle inquiétante. Et ces infortunés sont de plus en plus nombreux.

Ne soyons pas naïfs ! Aucun refuge ne peut faire face au raz-de-marée des abandonnés.Il est évident que la plupart recourent à l’euthanasie, pas de gaité de c?ur, pour respecter le principe sacro-saint de réalité. Il faut en sacrifier certains pour en sauver d’autres : rien n’est parfait. Mais enfin, on se pose des questions. Protéger, est-ce tuer ? Tuer, est-ce vraiment protéger ? Protéger de la vie, alors. Car toute vie est dangereuse : on finit toujours par en mourir. Une dialectique simpliste dont on ne peut guère se satisfaire.

Les refuges, pas plus que les fourrières, n’aiment parler des « euthanasies ». Là-dessus, c’est le silence. Un silence lourd de gêne, de honte, de sourde culpabilité. Les refuges, donc les gens qui les gèrent et sont censés protéger les animaux, n’aiment pas qu’on leur rappelle qu’en les supprimant, ils faillent à leur engagement. Un aveu public pourrait entraîner une baisse des dons, par conséquent une baisse des moyens, et davantage de difficultés encore à sauver. Il y a trop d’abandons, pas assez d’adoptants. Les associations ne sont pas responsables de cette situation. Elles font ce qu’elles peuvent pour secourir, mais elles suppriment aussi et, ce faisant, elles rompent avec l’éthique qui fait le socle de leur action. Comment sortir de ce cercle vicieux qui corrompt et gangrène la protection animale ?

 

La nécessité d’un refus

Se taire n’est pourtant pas la solution. Au contraire. Ne faudrait-il pas que, du fond des refuges, montent les clameurs d’une absolue révolte, d’un catégorique et définitif refus ? Le refus de ceux qui ne veulent plus devenir malgré eux des bourreaux. Qui en ont assez d’être obligés de fouler aux pieds ce qui, au départ, les a portés, et qui est la compassion pour les êtres les plus méprisés et les plus exploités de la planète, les bêtes. De ceux qui en ont assez qu’on les contraigne à troquer leur rôle de protecteurs contre celui de tueurs ou de complices.

Il est urgent que cessent les petits meurtres secrets, les exécutions en catimini. Il est urgent que les congélateurs cessent d’être pleins jusqu’à la gueule des cadavres des bêtes que l’on aura tuées pour rien, juste parce qu’elles sont de trop. Il est urgent que les refuges cessent de jouer le rôle de nettoyeurs, entrent en dissidence, en mutinerie, en résistance. Que les femmes et les hommes crient leur dégoût de cette situation qui leur est imposée et dans laquelle ils n’ont le choix qu’entre la mort et la mort, entre la souffrance et la souffrance.

e="font-size: 12pt;">Au lieu de cela, on chuchote, on papote. Tout le monde sait, mais tout le monde se tait.Pourtant, protéger, ce n’est pas tuer. C’est hurler à la place de ceux qui n’ont pas de voix.Réveillez-vous, les protectrices ! Secouez-vous, les protecteurs ! Plus vous liquiderez d’animaux, et plus il y en aura. Cela ressemble fort au tonneau des Danaïdes. Et c’est vous qu’on accusera. Ce sera sans fin. Il faut agir. Descendre dans la rue avec les gamelles et les bidons. Faire du bruit, beaucoup de bruit. Oser affirmer : non, on ne veut plus être des bourreaux ! Il existe d’autres solutions. Il existe des mesures à prendre en urgence. C’est le moment de les exiger !

Ces mesures, ce serait l’interdiction pour les particuliers de laisser se reproduire leurs animaux. L’interdiction immédiate de la vente ou de la cession d’animaux de compagnie sur Internet ou par d’autres moyens, sauf si les cessions sont proposées par des associations dûment contrôlées. Des moyens accordés aux associations, aux refuges, des aides sous diverses formes… Entre autres. Il y a urgence. Ne soyons plus complices ! Protégeons ! Mais protégeons vraiment ! Il est des choses que l’on ne doit sous aucun prétexte accepter.

Et souvenons-nous que celui ou celle qui cherche à justifier la mort des bêtes plutôt que de chercher à l’éviter, celui-ci, ou celle-ci, a définitivement perdu son âme ! On ne saurait trop lui conseiller de s’intéresser désormais à autre chose…

Chaque année, en France, plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines, de milliers d’animaux de compagnie sont mis à mort pour cause de surnombre…

                                                                                                                                Josée Barnérias

(*) En France, chaque commune est censée être équipée d’un service fourrière afin de récupérer les animaux errants sur le territoire communal. En l’absence d’infrastructures, certaines communes ont recours à des prestataires de service qui peuvent être une entreprise privée, ou alors une association gestionnaire d’un refuge dont une partie des locaux est réservée à cet usage. Ce service est rétribué. Avec les associations, une convention est signée. La rétribution peut être fixée, selon les cas, à une somme qui va de 0,50 euro à 1 euro par an et par habitant. Quelquefois davantage, selon le type de service qui est demandé et la générosité de la commune.

Source: http://lagriffe-asso.fr/protection-animale/

 

Appel à l'union et à la solidarité de toute la PA

 
Récemment, est survenu un nouvel accident de "morsure", cette fois par un bull-terrier. Ce fait divers, qui a été largement médiatisé, a relancé le débat autour des chiens dits "dangereux". Immédiatement, sans laisser le temps à la raison de reprendre ses droits sur l'émotion, Monsieur Decool, député du Nord, s'est empressé de préconiser, d'une part un renforcement du dispositif légal en place, à travers la catégorisation d'autres races, notamment le bull-terrier, d'autre part l'instauration d'un "casier judiciaire" canin.

De telles propositions, si elles venaient à aboutir, auraient pour conséquence d'accroître encore le nombre des abandons et des euthanasies touchant les races catégorisées, sans pour autant diminuer celui des morsures canines, lequel, rapporté aux seuls chiens dits "dangereux", reste d'ailleurs très anecdotique. 

Depuis la loi de 1999, tous les professionnels du monde canin, vétérinaires, éleveurs, éducateurs et spécialistes du comportement, s'accordent à répéter qu'il n'existe pas de races dangereuses et que la catégorisation est donc une mesure inappropriée, totalement inefficace à résoudre le problème des morsures.

Les pouvoirs publics finiront-ils par entendre leur voix ou une nouvelle vague de répression va-t-elle s'abattre sur les races désignées "dangereuses" ? 

Les lois en vigueur conduisent chaque jour des centaines de chiens à une mort aussi barbare qu'inutile. Quand nos gouvernants auront-ils le courage de rendre public le nombre des euthanasies de chiens catégorisés qui ont été pratiquées dans les refuges et fourrières de France depuis la loi de renforcement de Juin 2008 ? Des établissements d'accueil saturés, des budgets largement insuffisants, voire dérisoires dans certaines agglomérations, un tissu associatif exsangue, contraint de pallier le manque de moyens par des appels permanents à la générosité privée : clairement, notre pays n'assure pas le "service après vente" de la loi de catégorisation et de ses suites. 

Comment Monsieur Le Député Decool peut-il oser envisager d'ajouter encore à ce désastre aux allures de génocide canin ? La démagogie doit se poser des limites. 

Contrairement à l'image qu'en véhiculent leurs détracteurs, les associations de défense des chiens catégorisés ne sont pas constituées de fanatiques irresponsables et de rêveurs impénitents. Elles ont pleinement conscience des difficultés générées par la cohabitation des humains et des chiens dans notre société moderne dite "de progrès". Elles savent aussi "nommer" la cause première de cette problématique, à savoir l'ignorance qui s'est progressivement installée, depuis les années 80, en matière des comportements à tenir face à un chien et de la bonne manière de le gérer. Une ignorance qui se nourrit essentiellement d'anthropomorphisme et c'est là que le bât blesse : en effet, l'anthropomorphisme est une poire économiquement trop juteuse pour que les pouvoirs publics se résignent à le stigmatiser avec toute la conviction et la fermeté nécessaires. C'est pourtant dans ses multiples facettes que réside la principale cause... des morsures canines. 
Apprendre à nos concitoyens qu'un chien n'est pas un humain, telle est la première urgence à pourvoir.

En attendant, toutes les associations de protection animale doivent former un front solidaire, en concertation avec les professionnels du monde canin, pour que de nouvelles dérives législatives ne viennent pas encore aggraver la situation des chiens en France. 

 Association  ASTONROTT

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