Coups de chapeau

La "Vice au service"

Pour le premier "coup de chapeau" nous avons voulu rendre hommage à une personne, qui par son action oeuvre dans le bon sens pour la cause des chiens catégorisés, et ce, de manière totalement désintéressée sur le plan personnel.

On adhère ou pas, mais la clairvoyance, la rigueur, la vivacité et parfois même l'acidité de ses propos, ont toujours eu pour but de relancer  les débats de fond et de faire réagir les lecteurs à bon escient.

Tout ceci afin de nous amener vers une prise de conscience plus approfondie de nos erreurs envers les chiens catégorisés, et par la même d'arriver in fine à modifier nos comportements.

Merci à toi Patricia.


«Il existe une loi, elle est ce qu'elle est, nous nous battons pour qu'un jour elle soit abrogée mais, pour l'heure, cette loi est bel et bien en vigueur. Il s'ensuit que les condamnations prononcées pour violation des dispositions de cette loi ne sont pas des "injustices" mais "l'application de la loi". Est-ce suffisamment clair ou dois-je développer ? Dans le combat que nous menons, les gens comme Thomas constituent autant d'obstacles à avancer car nous n'obtiendrons rien tant que les propriétaires de chiens catégorisés, tous autant qu'ils sont, n'auront pas démontré être des propriétaire responsables. Et aujourd'hui, le propriétaire responsable est celui qui respecte la loi. Pour le reste, continuez, si cela vous chante, à vous laisser "enfumer" par les histoires à dormir debout de tous ceux qui se posent en victime alors qu'en réalité ils ont, par leur négligence, tout simplement jeté leur animal dans le couloir de la mort. Tout le reste n'est que littérature. Nous continuerons d'oeuvrer de concert avec les assos qui s'échinent à essayer de sortir ces loulous : ces derniers sont les seuls à qui nous reconnaissons le statut de VICTIMES et nous ne tolérons pas d'avoir à subir, EN PLUS, les jérémiades des maîtres responsables de leur situation.»

 

 

"il faut se "RÉVEILLER". Et "se réveiller" implique d'abord de se fixer un objectif, de tracer une ligne de conduite pour l'atteindre et de s'y tenir.Les fourrières sont ce qu'elles sont. Inutile d'épiloguer. Le nerf de la guerre, ce sont les raisons qui y amènent les chiens.Sur ce point, aucun doute n'est permis : tout le problème de la misère canine ramène inéluctablement aux propriétaires.Et là, gémir nechangera jamais le cours des choses. Traquer, dénoncer, stigmatiser, ridiculiser, montrer du doigt et condamner sans relâche et sans aucune indulgence les "consommateurs" de chiens : voilà qui est utile et finira par aboutir.Notre asso le fait systématiquement, souvent envers et contre tous.Quand nous intervenons sur une annonce de placement de chiots cat. et que nous nous insurgeons contre les sempiternels : "oh qu'il est beau, j'en veux un", "je craque sur le bleu avec une tache verte", "oh! c'est trop mimi", "ils sont adorables, j'en prends un", "je ne peux pas résister, tant pis, j'en prends un", et autre habituelles niaiseries qui couvrent systématiquement les murs et les forums sur ce type d'annonce, qui nous vient en renfort ? PERSONNE.Pourtant, ce genre d'observation devrait systématiquement être réprouvée officiellement car elles signalent leurs auteurs comme de dangereux propriétaires potentiels.Tous les chiots sont beaux : on ne prend pas un chiot en charge parce qu'il est BEAU!Toute la PA sait pourtant ce que deviennent 90 % de ces chiots BEAUX que les gens s'arrachent sur les murs et les forums.Alors ma question est : quand la PA se décidera-t-elle à adopter ENFIN, unanimement, la "ligne dure" qu'il convient à l'égard de ces rabâcheurs de fadaises ???Idem pour les familles d'accueil : nous faisons la guerre à tous ces gens qui se battent les chiots pour le simple plaisir de les voir gambader quelque temps dans leurs jardins ou leurs salons.Une majorité d'entre eux n'a pas le moindre commencement d'idée de ce que sont les responsabilités d'une FA accueillant un chiot de 2 mois : éducation, sociabilisation à fond, c'est un VRAI TRAVAIL. Or la plupart du temps, les chiots ne quittent pas le jardin, des congénères, ils ne connaissent que le chien de la maison et question éducation, ils sortent tels qu'ils sont entrés.Là encore, quand nous nous insurgeons, on nous répond que "les FA font ce qu'elles peuvent". Parfait.Mais avec un raisonnement pareil, il ne faut AUSSI assumer les conséquences. Les conséquences, on les connaît aussi. Des chiens, devenus ingérables à huit mois et qui vont et viennent, avec, en prime, les risques d'accident inhérents. Depuis bientôt 3 ans, nous préconisons de rassembler les efforts en vue de constituer un réseau de FA chiens cat. compétentes, parfaitement conscientes de l'importance de leur rôle, investies et responsables. Il y en une poignée actuellement. Pas plus. Tout le reste à l'avenant.Voilà comment et pourquoi les chiens finissent dans les fourrières et y meurent».

 


"Bon, on va essayer de mettre les choses "à plat" : nous avons publié cet article parce que les faits relatés illustrent les comportements d'ostracisme et de discrimination contre lesquels nous nous battons. Ce n'est pas le procès de la justice qui est à faire mais celui de la bêtise sous toutes ses formes. Par ailleurs, je l'ai déjà indiqué et je le répète car mes explications ne semblent pas avoir été comprises de tous : le ministère public a réclamé une amende de 500 €, au titre de la condamnation pénale. A côté, au plan civil, la victime a droit à l'indemnisation de l'intégralité de ses préjudices : préjudice moral et préjudices financiers, lesquels comprennent tous les frais de véto occasionnés ainsi que, le cas échéant, tout autre préjudice économique découlant des faits (notamment les journées de travail perdues et même, éventuellement, la perte de son emploi). Enfin, je tiens à dire à ceux qui s'insurgent contre le montant de l'amende qu'il y a beaucoup plus révoltant , à mon sens : je rappelle en effet que la loi en vigueur prévoit, entre autres, la mise à mort d'un chien cat. au seul motif que son maître n'est pas en règle. En outre, nous avons publié sur ce mur, il y a quelque temps, un extrait du code rural disposant sur la capacité d'accueil des fourrières : notre publication n'a donné lieu à aucun commentaire alors qu'elle aurait dû, en toute logique, grandement émouvoir tous ceux qui estiment inacceptable la tuerie générée par le manque de places dans les structures. De même, quand nous avons, ailleurs, dénoncé des assos qui se sont mises à eutha des chiens uniquement parce qu'ils s'étaient battus avec un congénère, nous n'avons trouvé aucun écho au sein de la PA, comme si la chose était "normale". Alors sachons distinguer les combats de fond utiles des faits purement anecdotiques et ne nous trompons pas quand il s'agit d'apprécier objectivement la "gravité" de telle ou telle situation. Traiter de tous les noms d'oiseau l'auteur de la violence faite à ce chien ne consiste en rien d'autre qu'en un défoulement facile. S'attaquer aux motifs de cette violence m'apparaît beaucoup plus utile à la cause des chiens. Mais c'est effectivement nettement plus compliqué, ingrat et audacieux que de se livrer à un lynchage verbal dont il ne restera plus rien demain. Désolée pour tous ceux que ce message aura blessés. Il est seulement destiné à faire réfléchir sur le sens de l'action à mener et les véritables problèmes qui doivent mobiliser nos énergies si l'on ne veut pas les disperser inutilement» 

 

«Pour ce qui est du chien, bien sûr que nous nous en soucions, mais nous ne versons pas pour autant dans l'amalgame. La situation du chien est une chose, celle de son propriétaire irresponsable une toute autre chose. Nous pensons que ce genre de personnes est indigne de détenir un chien catégorisé, c'est pourquoi, effectivement, nous n'avons aucune intention de l'aider. Rassure-toi, nous en aidons d'autres qui, elles, n'ont pas mis leur animal en danger de mort mais qui se trouvent néanmoins en proie à des tracasseries de tous genres, voire à des réquisitions légalement injustifiées. Une grande partie de la PA n'a de cesse que de pratiquer le plus grand laxisme à l'égard des maîtres défaillants sous prétexte que, derrière, il y a un chien à sauver : volons au secours de tous les baltringues qui viennent frapper à la porte et ne regardons QUE le chien. Nous ne faisons pas partie de cette PA-là. Nous condamnons haut et fort les maîtres comme celui-ci parce que les milliers de chiens euthas tous les ans, et ceux qui le seront en 2012, sont des chiens tombés entre les mains de propriétaires de la trempe de ces maîtres-là : un qui "ne savait pas", un qui n'avait pas l'argent, un qui "allait le faire", un qui croyait ne jamais se faire prendre, j'en passe et des meilleures : en bref, tous des gens qui, en réalité, sous un prétexte ou un autre, ont tout bonnement joué avec la vie de leur chien et gravement, parce que ne pas mettre son chien en règle, ce n'est pas oublier une fois la muselière ! Nous savons faire "la part des choses". Là, la part est toute faite. Les propriétaires qui ne se décident à mettre leur chien en règle que quand l'animal se retrouve en fourrière sont des maîtres dangereux qui ne doivent plus compter parmi les propriétaires de chiens catégorisés. Tel est notre avis. Il n'engage que nous». 

 

"Les refuges n'ont pas vocation d'éducation à l'endroit des candidats à l'adoption. Quand les gens s'apprêtent à s'engager sur un achat de voiture, bizarrement, ils prennent tous les renseignements utiles, modèle de série, options diverses et variées, aucun détail n'est laissé au hasard : quand ils débarquent chez le concessionnaire, ils sont plus documentés que le vendeur lui-même et s'avèrent "incollables" sur l'objet de leur désir. On se demande pourquoi ils ne démontrent pas la même capacité d'investigation et la même curiosité quand il s'agit d'adopter un chien : la réponse se situe dans les conséquences respectives d'un "mauvais choix" dans un cas et dans l'autre. En réalité, les gens savent parfaitement se comporter en "responsables" ... quand ils en ont ENVIE. Et force est d'admettre que leur envie est proportionnelle aux enjeux financiers en cause. Un chien de refuge ne coûte pas assez cher pour mériter qu'on soigne son choix avec le même souci de précision que quand on entreprend de changer son écran télé. La réalité est celle-ci, aussi regrettable soit-elle».

 

«Il y a juste la loi, les textes d'application et la jurisprudence, autre source de droit. Pour le reste, je te rappelle que le juge lui-même, juridiquement habilité à "interpréter" la volonté des parties en matière contractuelle, n'a pas vocation à "interpréter" la loi mais à l'appliquer. C'est dire si "l'interprétation" d'une disposition par toi, moi ou quel qu'autre justiciable qui soit est sans incidence aucune sur l'état de la législation et résulte donc dépourvue de la moindre utilité. Pour ce qui concerne ce que tu appelles "la problématique de la FA", je ne peux que te répéter pour la troisième fois que les conditions de "transfert de la garde" sont régies par les dispositions relatives à la "détention temporaire". Il n'existe donc pas, à mon sens de "problématique de la FA", du moins à cet égard. Et pour en terminer, puisque tu parles d'"utilité à la cause de la protection animale", m'est avis que la première urgence n'est pas de se masturber intellectuellement sur la responsabilité de la FA en cas de morsure, mais bien plutôt de lutter pied à pied et avec toute la véhémence qui s'impose, contre l'intox "risque zéro" à laquelle se livrent conjointement les pouvoirs publics, les médias et certaines associations. C'est ce "nouveau mythe" qui tue aujourd'hui les chiens catégorisés par milliers et qui tuera aussi demain les autres si la PA toute entière et l'ensemble des professionnels du chien ne se lèvent pas ensemble pour clamer d'une seule et même voix : "Ignares de tous les bords, qui venez de découvrir que les chiens ont des dents, unissez-vous pour essayer d'apprendre à réfléchir. En attendant, stop au massacre, stop à toutes ces morts qui ne sont destinées qu'à nourrir votre vertigineuse imbécillité». 

 

«Quand il s'agit d'un chien, c'est littéralement un "appel à la morsure". Il faudrait que tous ceux qui dogmatisent sur la "dangerosité" à longueur d'interviews, de déclarations tonitruantes ou autres propositions de loi à visée sécuritaire, regardent cette vidéo des plus édifiante. Ils comprendraient peut-être enfin que la vraie plaie à dénoncer publiquement et à traiter en urgence, c'est la BÊTISE. Je préfère ce terme à celui de d'"irresponsabilité" car la tendance dans l'air du temps est d'amalgamer "irresponsabilité" morale et "irresponsabilité" juridique. Or il s'agit là de deux notions bien distinctes. La bêtise n'est pas une circonstance atténuante et elle ne doit pas le devenir. C'est pourquoi il faut la traquer partout où elle se trouve, la dénoncer systématiquement en ne lui accordant aucune indulgence et la nommer par son nom».


"Le chien est ce que l'homme en fait, effectivement, et son intervention commence au niveau du travail qu'il fait sur les races. Le malinois est une race qui a été "travaillée" dans un sens bien précis, à savoir son utilisation dans le domai...ne de la sécurité, privée comme publique. Au fil des générations qui se sont succédées, les sélections au niveau de la race ont été pratiquées dans cette optique, c'est pourquoi le critère "agressivité naturelle" a notamment été privilégié. Ceci dit, il ne faut pas confondre "agressivité naturelle" et "dangerosité" : l'agressivité naturelle est une qualité du chien de défense, en aucun cas un défaut (le défaut ne "commence" que lorsque le chien est mis entre les mains d'un baltringue ). Je crois que le problème réside essentiellement dans cet amalgame, malheureusement très répandu aujourd'hui, entre le "potentiel" et son "utilisation" : l'"agressivité "naturelle" s'analyse en terme de "potentiel", l'utilisation faite de ce potentiel est un autre débat. Pour ce qui concerne le rottweiler, la race n'a pas été "travaillée" de la même manière que celle du malinois, sans doute aussi parce qu'à la base, le rott ne présentait pas les mêmes potentialités, au plan morphologie, vitesse, nervosité et réactivité. En tout cas, reste que le malinois présente une "agressivité naturelle" sans comparaison avec le rott et, pour s'en convaincre, il suffit d'interroger le monde professionnel de la sécurité : il est tout à fait exceptionnel qu'un malinois ne se déclare pas spontanément accro au mordant sportif alors que c'est là chose très courante s'agissant d'un rott. En conclusion, il est urgent que l'expression "agressivité naturelle" soit comprise pour ce qu'elle signifie vraiment et que, y compris dans le monde de la PA, on cesse de s'auto-censurer par ignorance et de créer des tabous qui n'ont pas lieu d'être : le chien de défense est un chien parfaitement équilibré, stable, dont la sociabilité et l'éducation sont en tous points parfaites (conditions préalables pour être admis à pratiquer le mordant sportif), ce qui en fait un chien des plus fiable. Personnellement, je vois moins de "danger", et de loin, à me trouver devant un chien éduqué à la défense dans les règles de l'art plutôt que devant un spécimen "chien de famille", de la même race, mais dont l'éducation et la sociabilité ont été totalement négligées.



Bon sang, voilà qui est bien dit !

Coup de Gueule du Président de la SDA de Nice (01/08/11) :

Suite aux déclarations de Mme Gaëlle Moreau du refuge Bois Rulaud à Saintes sur  France 3 National (le 19/20) du 01 août 2011.

Qui dit que : «chaque chien qui mord, il faut l’euthanasier. Qui a gouté au sang, remordra.»

Ces déclarations sont indignes d’une professionnelle du chien et d’une incompétence totale.

Je ne sais pas où Mme Gaëlle Moreau a fait sa formation, elle devrait revoir sa copie.

Un chien mord par réflexe, par peur, par agression, par douleur, ou par méconnaissance du maître qui n’a pas fait ce qu’il fallait faire la première année du chiot. Le sortir, lui faire voir du monde, le laisser caresser par tout le monde, jouer avec lui, le mettre en contact régulièrement avec ses congénères et ne jamais laisser un animal seul avec un enfant.

Le risque zéro n’existe pas.

Un chien n’a pas le facteur temps, il doit être corrigé ou récompensé dans l’instantané, après ça ne sert plus à rien.

Un chien qui goute au sang où non cela n’a aucun effet sur lui. Ni en positif ni en négatif.

Un chien n’a pas de goût, il a seulement un odorat très fort.

Je n’ai pas de conseil à donner à Mme Gaëlle Moreau, mais comme disait notre ami Coluche :

« quand on a rien à dire on ferme sa gueule. »

Patrick Villardry

Une nouvelle main tendue à Tina

Tina est une chienne rottweiler de 9 ans, qui a été sauvée in extrémis de l'euthanasie grâce à la collaboration active de deux associations de défense et protection des chiens catégorisés.

 Dans un état physique lamentable, apparemment exploitée pour la reproduction et, de surcroît, infestée de parasites intestinaux, Tina n'avait plus que la peau sur les os, ne pesant que 15 kgs à son arrivée en fourrière.

 

 Après avoir reçu les soins nécessaires, Tina a été placée dans une famille d'accueil de l'association MOLOSSES LOVER'S, où elle restera plusieurs mois en convalescence avant d'être proposée à l'adoption. Suivant avis vétérinaire, pour retrouver son poids de forme, Tina doit prendre une dizaine de kilos et bénéficier d'une nourriture de qualité.

 Ayant connaissance des actions de marketing solidaire opérées par la société ALMO NATURE, nous avons contacté celle-ci et lui avons raconté l'histoire de Tina, si désireuse de vivre et si confiante en l'humain malgré ce qu'il lui a fait subir.

 Touchée par notre récit, la Société ALMO NATURE a offert un don en croquettes correspondant à 6 mois d'alimentation, ce qui permettra à Tina de recouvrer rapidement  une bonne santé, tout en consentant à  l'association MOLOSSES LOVER'S de réaliser une économie qui profitera à d'autres sauvetages.

 Au nom de tous ceux qui ont participé au sauvetage de Tina, nous tenons à remercier la Société ALMO NATURE pour son geste solidaire.

 

 

 

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Témoignage d'un adolescent qui combat les préjugés

Alexis est un collégien de 14 ans qui a décidé de contribuer, à sa façon, à la réhabilitation de l' image des chiens en général et, plus spécialement, de celles des chiens catégorisés.Avec l'aval de la direction de son établissement scolaire, Alexis a conçu un projet pédagogique puis l'a présenté à un groupe d'élèves et d'enseignants.

Curieux d'en savoir plus, nous sommes allés à sa rencontre.

Alexis, comment t'es venue l'idée de mettre en place ce projet peu banal et, en plus, au sein de ton collège ?

Alexis : Je vis avec un rottweiler mâle de 5 ans : c'est mon compagnon de jeu et un super chien, parfaitement éduqué et équilibré, bien "dans ses pattes", en somme ! Pourtant, souvent, lors de nos balades en famille avec lui, je perçois beaucoup de négatif dans le regard des personnes que nous croisons. Je sais bien que c'est uniquement parce que c'est un rott. Je trouve cela injuste. J'ai aussi eu l'occasion de me rendre compte que beaucoup de gens, et pas seulement des enfants, s'y prennent très mal avec les chiens en général. C'est dommage. Les chiens ont leur langage et leurs codes ne sont pas les nôtres. Ce sont des animaux, il ne faut pas l'oublier. C'est pour toutes ces raisons que j'ai décidé de m'investir. Faire bouger les choses : voilà pour l'idée ! et pour le collège, eh bien j'ai pensé que mes camarades et mes professeurs feraient un très bon "premier public". Et je ne me suis pas trompé !!!

Pratiquement, comment es-tu passé de l'idée à la réalisation ?

Alexis : Tout d'abord, j'ai pris contact avec la direction et certains professeurs de mon collège pour leur exposer mon projet. J'ai dû être convainquant car ils m'ont immédiatement donné le feu vert ! Après, tout s'est emboîté naturellement ...

En quoi consistait exactement ton projet ?

Alexis : il s'articulait autour de trois étapes.

La premiere étape: parler du nombre de morsures de chiens en France, évoquer leurs conséquences mais aussi expliquer leurs causes et les bons comportements à adopter pour les éviter. Notamment, ne pas regarder un chien dans les yeux (signe de défi pour lui), ne pas embêter un chien qui dort ou qui mange, ne pas caresser un chien sur le dessus de la tête et, d'une manière générale, s'abstenir de le caresser quand on le connaît pas, ne pas courir ou faire des gestes brusques, ni gesticuler devant lui en criant avec un objet à la main, etc... bref, pleins de choses simples, que tout parent devrait enseigner à ses enfants pour éviter les accidents.

La deuxième étape: parler du rottweiler, à travers l'histoire de sa race, son passé et aussi son présent. J'ai également présenté à mon auditoire une photo de mon chien et j'ai raconté mon histoire avec lui, ce qu'il représente pour moi et la formidable relation de complicité que nous vivons ensemble.

La troisième étape: je voulais que mes camarades et professeurs connaissent les lois concernant les chiens catégorisés et ce qui se passe depuis qu'ils sont dit "dangereux", notamment les euthanasies, les abandons. Je tenais aussi à rappeler que quand on prend un chien, il faut l'assumer et le respecter ... ne pas lui faire de mal.

Quelles réactions as-tu rencontré?

Alexis : De l'étonnement, de la curiosité et beaucoup d'intérêt. Un de mes professeurs est intervenu pour expliquer le mot "euthanasie" car une majorité de mes camarades n'en connaissaient pas le sens. Ils m'ont posés beaucoup de questions et j'ai surpris un réflexe de peur quand je leur ai montré la photo de mon chien, mais après, à la fin de la discussion qui s'est engagée, ils étaient surtout impressionnés par sa beauté, et maintenant, beaucoup ont plutôt l'air de m'envier d'avoir un rottweiler.

Alexis, quel message tiens-tu à faire passer ?

Alexis : Je voulais donner une meilleure image des chiens et notamment des rottweilers, afin que mes camarades ne les regardent plus comme des monstres mais comme des chiens. Je voudrais que les gens changent d'attitude et arrêtent de faire des réflexions idiotes pour effrayer leurs enfants, du genre : "attention, le gros chien"," attention, il est méchant", "attention, il va te mordre", etc. Je voudrai que les gens n'aient plus de préjugé, qu'ils fassent l'effort d'apprendre à connaître les rottweilers avant de les juger et je voudrais qu'ils comprennent que quand un chien est agressif c'est toujours chez son maître qu'il faut en chercher la cause.

 

Un autre projet en perspective ?

J'aimerais pouvoir, sous le contrôle d'un de mes parents, faire une démonstration d'obéissance et de comportement avec mon chien ... au collège ! Mais faut pas rêver ...

Ta conclusion, Alexis ?

Alexis : J'aime mon chien, c'est un rottweiler et il n'est pas plus dangereux qu'un autre chien.

Et puis cette si belle phrase qui me tient tant à coeur : "on est responsable de ce qu'on aime".

 

Sur ce, notre Petit Prince s'en est allé rejoindre son ami à quatre pattes...

 

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