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Pourquoi promener son chien en liberté? Controverse et Réalité

Pourquoi promener son chien en liberté? Controverse et Réalité
 

 

 Pourquoi cet article? Il y’a quelques temps j’avais commenté un article paru sur Actu95 qui accusait les chiens en liberté d’être dangereux car ils agressaient les autres chiens. Je propose donc un article qui je l’espère, vous inspirera confiance et sérénité. Je tenterai d’expliquer pourquoi il est important de promener son chien en liberté.

Habitant l’agglomération de Cergy et passionné par les chiens, je constate que beaucoup de gens ont une mauvaise vision du chien promené en liberté. Ils craignent que les chiens s’entre-tuent lorsqu’ils se croisent, qu’ils agressent leurs enfants, qu’ils poursuivent les joggeurs, les vélos etc…

Il est vrai qu’un jeune chien est largement propice à des comportements inadaptés. Et pour cause, il est jeune, et il n’a pas encore tout appris et assimilé. C’est au propriétaire que revient la responsabilité des actes de son chien et d’équilibrer son comportement avec volonté.

Cette peur est tout à fait compréhensible de la part de personnes ne connaissant pas ou peu le Chien. Cependant beaucoup de propriétaires de chiens sont touchés par ce phénomène et ne comprennent pas pourquoi les gens lâchent leurs chiens. L’idée même de croiser un autre chien génèrent chez eux stress, peur et parfois même ils paniquent.

Le but de cet article n’est pas d’accuser ou brimer les personnes prônant : « les chiens en laisse! », mais simplement de donner quelques réponses simples sur quelques situations rencontrés régulièrement.

Certains amis éducateurs canins me diront : « tu gaspilles ton énergie, les gens n’écoutent pas les conseils si il ne cherchent pas l’information eux-même « …  Peut-être mais je tente ma chance.

Les besoins du Chien? quelque soit sa race!

 

Le chien est un animal, un être vivant, avec des besoins physiologiques et psychiques nécessaires à son équilibre mental. Combler ses besoins influence grandement son comportement et son éducation.

Le chien est un animal social qui a besoin de rencontrer ses congénères, d’autres humains, de flairer, courir, pister, poursuivre…

Si nous privons notre toutou de cela, il développera certainement des troubles du comportement : peurs, agressivité, méfiance, hyperactivité, destructions, fugue etc…

Vous êtes responsable de l’éducation de votre chien et de son comportement. Il ne doit pas forcément « OBEIR! » au doigt et à l’œil comme un robot écervelé . D’ailleurs avec certaines races primitives ou indépendantes, c’est quasiment impossible, sauf exception ou très grande connaissance des chiens de la part de l’éducateur.

Mais y’a un minimum quand même! C’est votre responsabilité que votre chien soit un minimum « stable ».

Que cela veut-il dire?:

Votre toutou doit pouvoir faire face aux différents environnements habituels sans crainte, sans peur, sans agressivité envers qui que ce soit croisé dans la rue.

Votre toutou doit pouvoir être sociable avec la majorité de ses congénères de toute taille confondue. Il doit respecter les codes de ses congénères, c’est pourquoi il faut le sociabiliser. Sans quoi il s’attirera des ennuis et provoquera des bagarres. Soit parce qu’il sera peureux fuyant , soit parce qu’il sera peureux agressif. Que votre chien soit en laisse ou non!!! Que le chien en face soit en laisse ou non!!! Vous devez parvenir à avoir un chien bien dans ses pattes. Il ne doit pas être forcément joueur, d’ailleurs certains chiens ignorent complètement leurs congénères de près ou de loin et d’autres y prennent plus de plaisir.

Et oui! Avoir un chien est une lourde responsabilité, que l’on soit propriétaire d’un saint Bernard ou d’un chihuahua.

Bien trop souvent, les propriétaires de petits chiens considère qu’il n’y a pas besoin de les éduquer comme les autres. Ne le sociabilise pas avec leurs congénères sous prétexte qu’il est de taille réduite.

Ils achètent un chien, bien souvent pour de mauvaises raisons, une laisse à enrouleur, un harnais et c’est bon, le chien est éduqué pour la promenade. Ils dépensent des centaines d’euros dans du matériel inutile, jouets, manteaux mais pas un centime pour acheter un livre qui traite de : « comment éduquer mon chien ».

Ils protègent leur chien de leur congénères plus grands, les prennent dans les bras, les mettent dans des sacs à mains, les déguisent avec des manteaux, des bijoux…Bref on a de tout et n’importe quoi jusqu’à la matérialisation et une maltraitance psychique du chien.

D’autre phénomène : peur du maître de lâcher son chien car peur des bagarres, méconnaissance des besoins du chiens, achat d’un chien sur un coup de tête, race de caractère avec un maître peu informé…le cercle est vicieux puisque tout ce que craignent ces propriétaires finit par se produire.

Pourquoi se baladez en liberté avec son chien? 

 

Se balader avec son chien en liberté, c’est offrir au chien l’occasion d’être un chien. De ne pas être attaché en permanence à une laisse.

La promenade permet au chien de flairer, de se dépenser physiquement, de rencontrer ses congénères ou des humains amis (pour un bonjour bref ou même une partie de jeu) et donc d’être sociable. Promener son chien en liberté est très plaisant également pour le maître, et permet de mieux éduqués son compagnon. Cela renforce le lien ! Je lui fais comprendre que je ne l’attendrai jamais, quand il vient vers moi je suis heureux, je lui fais confiance et ne l’appels pas  tout le temps.

Cette dépense énergétique me permet d’avoir un chien fatigué et donc un BON CHIEN!

je favorise les rencontres avec pleins de copains pour mieux lui demander de renoncer à une rencontre si nécessaire…

Cela est indispensable pour tous les chiens! du chihuahua au dogue allemand. Cela devrait être obligatoire pour tous!

Pour se faire, je me rends là où les gens lâchent leurs chiens, bois, forets, chemins de promenades etc… Je fais cela dès que mon chien est tout petit pour qu’il apprenne rapidement à communiquer avec ses congénères. je lui montre qu’il existe des chiens très joyeux, mais aussi des moins joueurs qui vont le gronder si il est trop turbulent. Je fais cela sans état d’âme, même si il est tout petit et à l’air fragile. Bien-entendu je lui fait rencontrer des congénères stables dépourvus de troubles du comportement (je ne présente pas mon chiot à des chiens craintifs, agressifs, hyper actif…).

Sans ce travail j’aurai forcément des problèmes par la suite. JE NE PEUX PAS AVOIR UN CHIEN SOCIABLE SI JE NE LE SOCIABILISE PAS!!

Votre chien doit pouvoir être lâché sans sauter sur tout le monde, courir après les joggeurs etc… Tout cela arrivera avec un jeune chien et il faudra lui apprendre que ce sont des comportements inacceptables et être constant. Même si cela prend du temps pour certains plus que pour d’autres. Ne fuyez pas les problèmes.

Excusez vous facilement auprès des gens si votre chien vient les importunés et qu’ils ont l’air furieux et partez. Posez-vous la question : est-ce que mon chien à fait quelque chose de grave?: A-t-il mordu quelqu’un ou a -t-il blessé quelqu’un, traverser la route…? très souvent non. Seule la réaction des gens est démesurée. Bien évidement réfléchissez à un moyen de corriger ses mauvaises habitudes, il n’a juste pas encore appris que c’était interdit.

J’éduque mon chien à bien se comporter avec ses congénères, il peut avoir un fort caractère et besoin d’être recadré verbalement et sèchement et félicité lorsqu’il adopte un bon comportement.

Si vous aimez l’idée de promener votre chien en liberté mais que vous n’osez pas le lâcher, contactez un Éducateur canin compétent travaillant avec des méthodes amicales sans engin de torture… Votre chien vaut bien 50 euros.

Les mauvaises expériences et leurs conséquences. 

Systématiquement, les gens qui hurlent au scandale lorsqu’on parle de chien en liberté se réfèrent à leurs propres traumatismes comme arguments. Bien évidemment, ceci est compréhensible lorsqu’il s’agit de chose grave et inacceptable : Mordu par un chien par exemple.

Mais souvent nous faisons fausse route. Voici quelques phrases entendues et réentendues au cours de mes longues promenades avec les chiens.

1-« mon chien tenu en laisse est agressif ,  les autres chiens en liberté viennent vers lui… » 

2-« Mon chien n’est pas sociable, donc je le promène là où il n’y a  pas de chien »

Comment peut-on adopter un chien, passer 15 ans de sa vie avec lui et accepter l’inacceptable?

Rééduquez votre chien! faites vous aider par un professionnel qui saura vous dire d’où vient le problème : mâle non castré, manque de confiance en soi du chien, mauvaise socialisation, mauvaise gestion de la laisse et des émotions de la part du maître, méthode d’éducation inadaptée à la race du chien…. et vous dira comment faire pour améliorer ses relations avec ses congénères.

Les propriétaires des autres chiens ne sont pas responsables de l’instabilité de votre chien. Quand bien même un chien en liberté vienne vers vous, que cette fois-ci son maître ne vous ai pas vu ou que son chien fasse la sourde oreille car il est très attiré. Il n’est pas normal qu’il soit agressé par votre chien et il va forcément répliquer pour le corriger.

Il ne s’agit pas de savoir qui est en tort par rapport à la loi, nous parlons des CHIENS. La frustration de cette situation fait que vous vous emportez et accusez le chien en liberté, mais finalement qui à le chien le mieux éduqué? celui qui est sociable et aime aller au contact de ses congénères et promené en liberté. Où, le votre qui n’est pas stable et en laisse?

Cela peut s’arranger, mais sans contacter les bonnes personnes, cela est voué à l’échec. Ce type de comportement demande un éducateur canin compétent, ayant connaissances des méthodes respectueuses du chien, et surtout d’une lecture comportementale efficace.

3-« Mon chien est sociable en liberté mais en laisse il y’a bagarre »

Bah détachez votre chien…

Si un chien inconnu vient vers votre chien et qu’il n’est pas rappelé ou ne répond pas au rappel de son maître, il ne faut pas en faire un événement pour ne pas crisper votre toutou.

La plupart de ce type de rencontre se passent mal car les gens ont l’habitude de retenir leur chien avec la laisse et de tirer dessus, de crier même. En faisant cela, vous déclenchez vous même la bagarre car vous venez de parasité la bonne communication qui se fait par des postures. Vous dégagez du stress qui se communique aux chiens. Vous devez être capable de croiser d’autres chiens en liberté avec votre chien en laisse sans encombre.

Détendez la laisse, ne touchez pas les chiens, et ne parlez pas en accompagnant les mouvements de votre chien. Soyez content de rencontrer d’autres chiens. Il faut se détendre intérieurement.

Malheureusement, beaucoup de chien ont associé les rencontres en laisse à un danger  par habitude et cela peut prendre plus de temps à voir le résultat. C’est pour cela qu’il faut éduquer son chien a croiser des chiens en liberté, alors que lui est attaché lorsqu’il est tout petit. Cela implique forcément qu’il soit sociable en liberté, qu’il ne tire pas à la marche en laisse pour garantir son calme. N’UTILISEZ PAS DE LAISSE A ENROULEUR.

4-« Mon chien se fait agressé, poursuivre, a peur des autres chiens… »

Ce n’est pas Normal!! Un chien n’est pas sensé avoir peur de ses congénères. Il y’a souvent un problème d’éducation.  On peut observé ce phénomène chez les chiens surprotégé par leur maître ( pris dans les bras lors des rencontres avec un congénère). On transforme tranquillement notre chien en futur victime ou alors en petite teigne agressif car peureux.

Il ne communique pas avec ses congénères et répond par des affronts au lieu de donner ce qu’on appel des « signaux d’apaisement ». les autres chiens, qui encore une fois sont des animaux, peuvent être amené à vouloir corriger ce comportement. Bien souvent, les gens accuse le gros chien car sa démonstration est plus impressionnante, mais le problème vient du Petit mal poli.

Si un autre chien poursuit votre chien, c’est parce que votre chien court : soit il aime ça, soit vous ne l’avez pas sociabilisez correctement et n’a pas appris qu’il ne faut pas courir et que s’arrêter stop la poursuite, soit il a peur et là c’est pas normal.

 5-« mon chien vient de se faire agresser »

N’en faites pas un événement! ne rassurez pas votre chien, montrez lui que vous gardez votre calme. Si vous lui prêter attention vous renforcer sa peur.  Attendez quelques minutes avant de vérifier qu’il n’est pas blessé. Essayez de savoir pourquoi il y’a eu bagarre, discuter calmement avec le propriétaire de l’autre chien (Personne n’aime voir son chien agresser un autre chien, c’est déjà bien la honte !).

Renseignez vous sur le caractère habituel de son chien, et vous verrez que bien souvent la réponse est : « je ne comprend pas, d’habitude il est très sociable ». Parfois il arrive que deux êtres ne s’entende pas, comme chez nous. Mais très souvent un humain à déclenché la bagarre sans le vouloir car sans savoir.( et je tire sur la laisse, et je touche les chiens alors qu’ils sont en train de se présenter, et je donne une friandise à mon chien alors qu’un autre s’approche…). Si cela concerne deux mâles, sont ils castrés?

Allez rapidement au contact d’autres chiens pour lui faire ou VOUS faire oublier tout ça.

6- « Mon chien est trop petit pour jouer avec ses congénères… »

Il n’en est rien. Votre bichon peut et doit jouer avec des congénères de grande taille, étant le plus faible physiquement, il se forgera un mental d’acier qui lui permettra de gérer toutes ces situations.

J’ai déjà vu un chihuahua remettre en place un Akita inu(le mien) juste avec le regard les postures, cela n’a rien a voir avec la taille, c’est la force de caractère qui compte!

Il apprendra de lui même à s’écarter lorsqu’il verra ses congénères jouer fort, voire même les gronder pour les calmer… et c’est Bien!

7- « Mon chien a un grand jardin, je suis pas obligé de le promener en liberté »

Perdu! Un chien enfermé dans un jardin n’apprend rien!

De plus, si votre jardin donne sur une rue passante , le risque est qu’il développe de l’agressivité par protection du territoire, frustration de ne pas accéder à tous les chiens qui passent. Cette agressivité peut s’étendre à l’extérieur de la maison. On appel cela « l’effet grillage ». Les chiens vivant en appartement ont généralement moins de problèmes car leurs maîtres les baladent mieux.

8- « je promène mon chien en liberté mais je rattache toujours mon chien lorsque j’en croise un, même en liberté, on ne sait jamais »

Cette action est louable mais d’aucun intérêt. Les chiens sont en liberté! les meilleurs conditions pour qu’ils se rencontrent.

En rattachant les chiens, on met de la tension dans l’air car en plus d’être rattaché, on les gronde à chaque fois qu’ils croisent un chien : NON, TU LAISSES! AU PIED!!!! Pour certains chiens au caractère peu sûre d’eux, à fortiori, cela peut engendrer à de l’agressivité par association CHIEN=Réprimande. Je vois déjà la tête de certains : « ha mais c’est peut être pour ça que… »

Bien évidemment, faites signe à l’autre maître au loin et invitez-le à laisser son chien en liberté : levez le pouce. Une sorte de signal d’apaisement entre maîtres.Dans le cas où la personne vous dit : il est agressif, rappeler votre chien et passez votre chemin.

-9 « un chien doit être toujours tenu en laisse, c’est la loi. »

 Si demain, tous les propriétaires de chiens gardaient leurs toutous en laisse en permanence : bah faut pas avoir fait « science po » pour connaitre les conséquences : les chiens ne seraient pas sociabilisés, pas dépensés y’aurait du sang plein les rues.

Où promenez son chien en liberté? 

Je dirai aux bons endroits. Là où les gens sont susceptibles de promener leurs chiens en liberté sans se stresser. Je promène mon Akita inu à Boulogne, Vincennes, Saint Germain, l’Isle Adam, les bois et forêts en général, les chemins semi urbains, les étangs et certains parcs. Il faut chercher par chez vous, ne pas hésiter à se faire pleins d’amis propriétaires de chiens et faire des promenades ensemble pour que la sociabilisation et l’équilibre mental de votre chien se maintienne.

Bien sûre ne mettez pas la vie de votre chien et celle des autres en danger, préférez les espaces loin des routes.

Je vous invite à vous promener au bois de Boulogne en semaine, vous pouvez vous offrir un balade autour du lac inferieur. Vous y croiserez les chiens de Paris se promenez avec leur maîtres et maîtresses librement, se rencontrant, jouant, grognant… promenez vous et constatez que « Tout va Bien ».

Julien ALBAR

Source:
http://www.actu95.net/2015/06/03/pourquoi-promener-son-chien-en-liberte-controverse-et-realite/

Pourquoi balader son chien dehors malgré le grand jardin à la maison ?

 

pourquoi balader son chien à l'extérieur de la mainsonPourquoi balader son chien dehors malgré son grand jardin à la maison ? Voilà un sujet qui demande réflexion. Certaines personnes ignorantes vous diront qu’un chien est mille fois plus heureux en maison avec terrain qu’en appartement.

D’après vous est-ce VRAI ou FAUX ? 

Pour être honnête avec vous, il y a vingt ans j’aurais répondu avec certitude VRAI, mais aujourd’hui je pense le contraire !

Pourquoi et bien c’est ce que nous allons détailler ensemble dans cet article.

Tout au long de ma carrière professionnelle, j’ai pu analyser que la plupart des chiens qui possédaient le plus de troubles du comportement comme l’agressivité, destruction, aboiement… était ceux qui résidaient en maison avec jardin.

Mais avant d’aller dans le vif du sujet, j’aimerais avant tout vous expliquer en détail pourquoi ?

 

Pourquoi les chiens qui vivent en maison avec jardin présentent plus de troubles du comportement que ceux qui résident en appartement ?

 

Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas la maison elle-même qui est à la source de ces faits gênant mais principalement le maître et les membres de la famille. Une grande majorité des propriétaires qui possède une maison avec jardin oublient les besoins fondamentaux que peut avoir le chien et c’est la cause de nombreuses perturbations.

 

Quels sont les besoins du chien ? 

N’oublions pas que le chien est un animal social, il a besoin de reconnaissance, il aime être caressé, récompensé…se balader avec son maître mais aussi jouer avec lui. Nos compagnons à 4 pattes ont également besoins d’appartenance, il aime faire partie d’un groupe (famille humaine) que ce soit en maison ou en appartement peu importe le lieu.

Le problème majeur c’est que les propriétaires qui possèdent une maison avec jardin ont tendance à chercher la facilité comme par exemple : ne plus promener régulièrement le chien en dehors du jardin, ils sont persuadés qu’un jardin rend heureux le chien.

Malheureusement cette logique humaine engendre rapidement des troubles comme la peur, l’agressivité territoriale…

Si les chiens auraient la parole ils nous diront qu’ils connaissent chaque brin d’herbe du jardin à force de tourner en rond dans leurs maisons !

 

Rendre son chien sociable

Il est très important de mettre le chien avec un maximum d’éléments extérieurs (humains, chiens, objets, situations…), vous devez entretenir à vie la socialisation chez votre boule de poils. Ce n’est pas en le laissant vivre en ermite qu’il deviendra sociable avec le monde, bien au contraire, il y a très forte chance qu’il oublie tous ces repères et c’est bien souvent de cette manière que les chiens qui vivent en maison deviennent dangereux avec les personnes et les chiens extérieurs car ils sont devenus sauvages, solitaires, insociables…

 

La solitude est l’ennemie n°1 du chien

Un chien n’est pas fait pour vivre seul dans un jardin même s’il fait 50 000 hectares, le couper du monde extérieur est la pire des choses à faire. Tout comme l’être humain, il a besoin de contact, de plaisir, de stimulation, de distraction, de rencontre…, le jeu est primordial pour son équilibre psychologique car il permet de canaliser les tensions du chien.

Prenons comme exemple le chien de chasse, il aime creuser, pister, renifler, chasser… pourquoi d’après vous certains d’entre eux manifestent des dégâts dans le jardin comme creuser des trous ou fuguer à l’extérieur en passant sous la clôture…? La réponse est presque toujours la même «il faut respecter les besoins vitaux de son chien».

 

Que faire pour rendre son chien heureux en maison avec jardin ?

Pour avoir une bonne conscience avec soi-même, il est impératif de passer du temps avec son chien. Pour son équilibre physique et mental vous devez effectuer un minimum de 3 promenades par jour à l’extérieur de la maison. Votre chien doit jouir d’une vie sociale équilibrée.

Voici un exemple : vous allez chercher en voiture du pain à la boulangerie, rien ne vous empêche d’emmener votre fidèle compagnon avec vous et ensuite lui faire une petite balade de 10 minutes... Il y a des quantités d’exemples que je peux vous citer, c’est à vous de combler son ennuie avec de la distraction…

Permettez-lui d’échanger et de se dépenser en jouant avec d’autres chiens, il y a un dicton qui dit «un chien fatigué est un chien heureux.»

 

CONCLUSION

Bref quand j’entend certaines personnes dire que le chien est malheureux en appartement, cela me faire rire car c’est purement un prétexte. Un chien est mille fois plus malheureux à rester enfermé 7j/7 et compter dans son jardin les brins d’herbes un par un qu’un chien qui vit en appartement et qui tisse des vrais liens de complicité avec son maître.

 

© cynoclub – Fotolia.com
Source:
http://www.eduquersonchien.com/pourquoi-balader-son-chien-dehors/

LE ROTTWEILER AVAIT DISPARU IL Y A 8 ANS

LES ÉMOUVANTES RETROUVAILLES DE DUKE ET JOSHUA

 

Les emouvantes retrouvailles de duke et joshua article panoramic pm

 

 

 

Huit ans après sa disparition, Duke le rottweiler a retrouvé son maître… et lui a fait la fête comme si de rien n’était. 

Pendant six mois, Joshua Edwards a cherché Duke sans relâche. Âgé d’un an et demi, le rottweiler avait disparu soudainement le 7 avril 2007, volé dans le jardin de Joshua avec un autre chien à  Shanandoah (Floride). Joshua a frappé à la porte de tous ses voisins, en vain, gardant toujours sur lui une photo de ses chiens volés. Une disparition qui l’avait profondément marqué: «Je suis devenu comportementaliste pour chien afin que les gens ne perdent pas leur chien. Si vous travaillez avec eux, ils resteront avec vous», a-t-il expliqué à CBS Miami.

Le mystère était entier jusqu’à la semaine dernière, lorsque Maria Elena Cartaya a découvert un gros chien de plus de 50 kilos errant dans les rues de Miami. Cette enseignante a alors conduit le rottweiler à la clinique vétérinaire Tamiami, où les spécialistes ont cherché si le chien était porteur d’une puce. Cette dernière, implantée dans le cou du molosse, a permis de remonter jusqu’à Joshua. Ce dernier a donc pu retrouver son chien en bonne santé, si ce n’est une infection à son œil droit.

Mardi 15 mai, les retrouvailles ont eu lieu. Joshua était nerveux de savoir comment son chien, qui avait vraisemblablement été adopté entre temps, allait réagir. Après avoir reniflé pendant un moment les mains de Joshua, Duke s’est mis à lui lécher le visage et à lui faire la fête, s’installant même sur le dos pour que son maître lui caresse le ventre.

Les émouvantes retrouvailles entre Joshua et son rottweiler Duke.© SIPANY/SIPA

Un accueil chaleureux qui a bouleversé Joshua, en larmes. Il a immédiatement retrouvé en Duke les traits de caractère qu’il avait lorsqu’il n’était qu’un chiot. «Je n’aurais jamais pensé cela possible», a-t-il déclaré au «Miami Herald». «Je ne pensais pas le revoir un jour», a poursuivi le père de famille. Joshua l’a donc repris chez lui, où Duke a pu faire la connaissance de ses deux fils (Cooper, 3 ans, et Graham, 3 mois) et des trois autres chiens adoptés, dont le rottweiler Duke Jr, Minnie le teckel et Blackie le croisé berger allemand-rottweiler.  

Melissa, la femme de Joshua, n’avait pas connu Duke. «Ce chien comptait tellement à ses yeux», a déclaré la jeune maman, qui n’aurait «jamais pensé» pouvoir un jour le rencontrer –ni encore moins l’adopter. «J’aimerais qu’il puisse parler et nous dire ce qu’il s’est passé», a conclu Joshua.

Source: http://www.parismatch.com/Animal-Story/Articles/Les-emouvantes-retrouvailles-de-Duke-et-Joshua-767120

L’incidence de la présence de l'animal en publicité

Enquête très instrutive sur l'utilisation des animaux  comme objet marketing dans le milieu publicitaire.
RESUME 
Cette recherche s’intéresse à une expression particulière du message publicitaire, imagée par la présence d’un animal.
Une enquête empirique de nature qualitative, testée sur trois annonces publicitaires, nous a permis d’étudier la nature des réactions de l’individu face à ce type de publicité. Les réponses sont liées aux représentations de l’animal nourries par l’expérience et par l’imaginaire. Ces représentations ont pu être synthétisées dans un carré sémiotique. Les résultats permettent une meilleure compréhension des représentations associées à l’animal et contribuent à comprendre l’acceptation ou le refus de ce type de publicité.
L’INCIDENCE DE LA PRESENCE DE L’ANIMAL EN PUBLICITE :APPROCHE PAR LE CARRE SEMIOTIQUE - IDENTIFICATION / DISCRIMINATION - (cliquez ici)

Billet sur l’animal, suite

Billet sur l’animal, suite : où nous sommes tous à la fois des animaux et des poussières d’étoile, et où l’humilité reste le meilleur moyen de se rendre digne.

Dans un précédent billet, j’avais pu souligner l’inutilité tant théorique que pratique du nouvel article 515-14 du Code civil, aux termes duquel les animaux sont désormais dans le Code phare reconnus comme des êtres vivants doués de sensibilité mais restant néanmoins soumis au régime des biens corporels. Pour résumer, l’amendement voté est inutile pratiquement, car le régime des animaux reste celui des biens corporels ; et il est inutile même théoriquement car une loi de 1976 avait déjà reconnu la nature d’être sensible de l’animal. Désormais, j’aimerais faire un point sur la nature et le régime idéaux que l’on pourrait réserver à l’animal.

Avant tout, il convient de rappeler un point, qui est que le droit est une technique inventée par les humains pour réguler leurs relations sociales. Le droit n’existe pas, en tout cas pas tel quel, à l’état de nature, comme on aime à le dire. C’est donc une invention des hommes faite pour les hommes, pour qu’ils réussissent à mettre un peu d’ordre dans leurs relations. Là où le bât blesse, c’est que l’homme a besoin de son environnement pour exister. Du coup, insensiblement, il intègre cet environnement dans ses propres règles du jeu. C’est ainsi que les mondes minéral, végétal et animal font partie, bien malgré eux, du monde juridique des hommes. L’homme a besoin de pierres pour construire ses maisons, de végétaux et d’animaux pour se nourrir, pour se vêtir, pour le servir, et du coup, la loi du plus fort l’emporte, et comme trop souvent, la différence finit par se faire remplacer par la hiérarchie. Autrement dit, parce que l’homme, cela a été prouvé, est l’animal le plus mal adapté qui soit au monde qui l’entoure, il a développé des trésors d’ingéniosité pour se croire métamorphosé en super héros de la nature. Du super héros au dieu il n’y a qu’un pas, bien aisé à franchir. Et voilà, ni une ni deux, que ceux qui ne se pensent pas dieux eux-mêmes sont persuadés que le Dieu créateur auquel ils croient les a rendus, selon la formule restée célèbre de Descartes, « comme maîtres et possesseurs de la nature ». En résumé, parce que l’homme est anthropocentré, il se croit le dieu des animaux. CQFD.

CQFD ? N’y a-t-il pas, cependant, erreur dans le raisonnement ? Qui a dit qu’il fallait remplacer la différence par la hiérarchie ? Qui a dit que les hommes étaient maîtres et possesseurs de la nature ? Qui a dit que l’intelligence, la conscience, la sensibilité, d’une part étaient un critère de supériorité, d’autre part n’étaient pas partagés par d’autres espèces ? Des études ont montré que l’animal le mieux doté au niveau du cerveau est l’orque, pas l’homme ; que, au moins tous les vertébrés, ont une sensibilité, et même, on le sait aujourd’hui, une conscience ; que l’homme n’est pas au sommet sur l’échelle de l’intelligence. Il n’est qu’à voir le degré d’organisation des abeilles, des rats, des dauphins, des éléphants…Beaucoup sont d’ailleurs des sociétés matriarcales (les abeilles, les dauphins, les éléphants….). Ceci explique-t-il cela, notamment sur le degré de pacificité de ces sociétés ? À méditer. Toujours est-il qu’aucun des critères justificatifs de la soi-disant supériorité de l’homme ne tient plus la route. L’homme n’est pas le seul dans la nature à être conscient, organisé, intelligent. Et quand bien même, cela serait-il un critère de supériorité ? Il y a deux points, ici, que je voudrais souligner : d’une part, l’homme n’est pas isolé dans la nature, et certainement pas au-dessus des autres espèces ; d’autre part, quand bien même il le serait, cela justifierait-il une hiérarchie qui est autre chose que la différence ? Vous aurez compris mon opinion : rien ne justifie la prééminence de l’homme sur les autres espèces, et la façon dont il les traite est indigne de leur valeur et de leur sensibilité.

Cela est dit.

Maintenant, comment réagit-on en droit par rapport à cette vérité que seuls les aveugles du cœur et de l’esprit peuvent nier ? Le droit connaît une summa divisio, qui est celle des personnes et des choses. Ainsi, logiquement, soit les animaux sont des personnes, soit ils sont des choses. Entre les deux, point de place.

Point de place ? Déjà, le nouvel amendement, en disposant que l’animal est un « être » doué de sensibilité, certes soumis au régime des biens corporels, ouvre une brèche : celle où les biens ne sont plus nécessairement des choses, mais peuvent être des « êtres », sans plus de précision. Voilà qui ne fait pas un statut. Ou plutôt ne change rien, dès lors que les animaux sont soumis au régime des biens corporels. Tout cela, c’est pour épater la galerie. Ensuite, que choisir entre personne et chose, pour qualifier l’animal ? Pour définir cela, il faut en revenir aux fondamentaux, autrement dit revenir aux sources de la personne et de la chose, en tant que ces notions sont des catégories juridiques.

La personne juridique est une technique d’identification et de représentation pour agir sur la scène du droit. Elle ne se confond pas avec la personne humaine, même si à l’heure actuelle en droit français toutes les personnes humaines sont des personnes juridiques. L’esclavage et la mort civile étant abolis, c’est un fait. Aujourd’hui c’est aussi un droit : toute personne humaine a, de droit, la personnalité juridique. Mais l’inverse n’est pas vrai : il existe, en effet, des personnes juridiques qui ne sont pas des personnes humaines, parce que des groupements de personnes (associations, sociétés) ou de biens (fondations). Une bonne idée de se figurer ce qu’est la personnalité juridique est l’étymologie du mot. Persona en latin désignait en effet le masque des comédiens, qui leur permettait de se faire identifier, et, grâce à une technique de porte-voix, de se faire entendre du public. C’est exactement la même chose en droit : la personne juridique, c’est celle qui est actrice sur la scène du droit, et c’est elle qui peut être entendue, grâce notamment au moyen des actions en justice.

Les choses, quant à elles, sont tout ce qui n’est pas les personnes. C’est l’autre des personnes, c’est l’objet, par rapport au sujet. Donc tout ce qui n’est pas personne est, du moins était jusqu’à présent, chose. Où donc placer ces « êtres » que sont les animaux ? Pour le moment, c’est en droit un flou artistique.

Il est certain que l’animal est plus qu’une chose. C’est vrai biologiquement, c’est vrai philosophiquement, et, du moins en apparence, c’est vrai aussi juridiquement. Puisqu’il est un « être » doué de sensibilité, quoique soumis au régime des biens corporels.

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Faut-il néanmoins en faire une personne, comme le prônent certains auteurs, le Professeur Jean-Pierre Marguénaud en tête ? Personnellement, je reconnais la personnalité animale dans ma vie quotidienne. Comme je l’ai déjà dit, seuls les sadiques et les imbéciles peuvent nier cela. Faut-il pour autant reconnaître aux animaux une personnalité juridique ? Le problème, c’est que la personnalité ouvre sur la responsabilité. On voit d’ici le hic : le spectre des procès aux animaux se rapprocherait tel un nuage sombre sur le droit actuel, il est vrai, bien peu lumineux. Or ce n’est certainement pas ce nuage que voudraient voir se rapprocher les défenseurs de la cause animale. Les procès aux cochons accusés de manger les bébés sur la voie publique au Moyen-Âge, les chiens des nobles guillotinés comme leurs maîtres… tout cela suffit. Il est vrai également que les procès aux animaux prennent d’autres formes aujourd’hui, lorsque l’on extermine les vaches accusées de l’encéphalite spongiforme bovine, les moutons de la fièvre aphteuse, et les volatiles de la grippe aviaire…. Les massacres perpétrés au nom de la sécurité sanitaire sont absolument scandaleux. Qui oserait dire après cela que les procès envers les animaux n’existent plus ? Je retire. Il n’y a même pas procès, il est vrai, mais, dans ces cas, extermination de masse « sans autre forme de procès » justement, comme on dit.

Alors, considérant tout cela, quelle nature juridique envisager pour l’animal ? Comme souvent, lorsqu’une question reste sans réponse, c’est qu’elle est mal posée. A-t-on vraiment besoin de qualifier pour protéger ? S’il est une chose que montre le nouvel article 515-14 du Code civil, c’est que notion et régime peuvent tout à fait être découplés. Et qu’en définitive, c’est le régime qui compte. Car pour les animaux, peut leur chaut d’être qualifiés d’êtres sensibles, dès lors qu’ils sont soumis au régime des biens corporels.

Il faut que le régime suive la qualification, sinon cela n’a aucun sens. La loi actuelle n’a aucun sens. Il faut avoir le courage de le reconnaître.

Alors, déplacer la frontière ? La faire passer entre le vivant et l’inerte, comme le suggère le Professeur Rémy Libchaber ? Mais la frontière n’existe pas entre le vivant et l’inerte, ainsi que nous le prouve la science. La vie ne commence pas, elle continue, et nous sommes, sérieusement, tous faits de poussière d’étoiles. Alors où placer la frontière ? Encore une fois, c’est sans doute mal poser la question. Sans doute faut-il considérer l’aptitude à la souffrance, avant toute autre considération. L’argument du libre arbitre, de la volonté libre et autonome, relève à la fois de l’ombre cartésienne qui fait tant de mal aux animaux, et du délire anthropocentrique de l’homme. Il faut replacer l’homme à sa vraie place : non pas celle d’un maître et possesseur de la nature, mais celle d’un animal parmi tant d’autres, et qui plus est, bien mal adapté. Si l’éthique a un sens, alors qu’on l’applique aux autres. Connais les autres pour te connaître toi-même, pourrait-on dire. Les autres, ce sont nos semblables, nos frères, les animaux. Car l’homme est un animal, ne l’oublions pas. Les animaux sont le miroir de nous-mêmes. Les maltraiter, c’est passer à côté de soi. Les bien traiter, c’est peut-être le meilleur moyen d’atteindre ce mot qu’il faut prononcer, enfin, et qui est dans toutes les bouches : la dignité humaine.

Source:http://www.unpeudedroit.fr/droit-des-personnes/billet-sur-lanimal-suite-ou-nous-sommes-tous-a-la-fois-des-animaux-et-des-poussieres-detoile-et-ou-lhumilite-reste-le-meilleur-moyen-de-se-rendre-digne/

Le récent amendement concernant l’animal : quand la loi se mêle de faire des aphorismes tout ensemble des paradoxes

Le récent amendement concernant l’animal : quand la loi se mêle de faire des aphorismes tout ensemble des paradoxes (la plume d’Oscar Wilde en moins…) et où Shylock rencontre Tartuffe.

Le 15 avril 2014, un amendement a été voté introduisant au Code civil un article 515-14, posant que « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité. Sous réserve des lois qui les protègent, les animaux sont soumis au régime des biens corporels ».

Concrètement, qu’est-ce que cet amendement change dans notre droit positif ?

Honnêtement ? Rien.

Pourquoi cela ?

Tout d’abord, on soulignera le paradoxe entre notion et régime. En droit, on distingue en effet méthodiquement, pour une catégorie donnée, la notion et le régime. Lorsqu’une chose ou un être est appréhendé par le droit, celui-ci commence déjà par le qualifier : la chose ou l’être entre dans une catégorie de notion juridique. De ce travail de qualification découlera le régime de l’objet appréhendé par le droit : à chaque notion juridique son régime propre. À cela il faut ajouter que la division fondamentale du droit positif, ce que l’on appelle pompeusement de l’expression latine la « summa divisio », est celle qui distingue les personnes et les choses. Pourquoi dis-je : « les choses » et non : « les biens » ? Parce que toute chose n’est pas un bien. Pour devenir juridiquement un bien, il faut en effet pour la chose être appropriable et commercialisable (commercialisable, c’est-à-dire pouvant faire l’objet d’une convention – c’est le critère qui est donné par l’article 1128 du Code civil). Or il existe des choses non appropriables (les choses communes, par exemple, dont l’usage est commun à tous), et/ou non commercialisables (certains produits illicites parce que dangereux, par exemple).

Donc toutes les choses ne sont pas des biens. Maintenant, tous les biens sont-ils nécessairement des choses ? Jusqu’à ce qu’on s’interroge sur le cas de l’animal, la réponse était claire : oui, seules les choses pouvaient être des biens. De ce point de vue, tabouret, table, chaise, veaux, vaches, cochons, couvée, c’était tout un : des choses, puisque pas des personnes. En effet il existe deux types de personnes en droit : les personnes physiques, qui sont les êtres humains, et les personnes morales, qui sont un ensemble de personnes physiques (sociétés, associations) ou, cela fût-il surprenant, de biens (fondations) se voyant conférer la personnalité juridique. Désormais les animaux ne savent plus à quel saint se vouer : Persona, sainte patronne des personnes, ou Res, saint patron des choses ? Ni l’un ni l’autre, les pauvres, il semble bien. Les animaux naviguent entre deux eaux : la mer fermée des personnes et l’océan infini des choses. Entre les deux, le chœur du législateur balance. Reconnaître que l’animal est un être vivant doué de sensibilité, c’est le rapprocher de l’humain (on rappellera pour mémoire que l’homme en réalité est un animal, il appartient biologiquement à cette catégorie : nous sommes des animaux, ni des végétaux ni des minéraux, mais pas non plus une catégorie à part. Eh oui, certains en tomberont peut-être de leur chaise (ou de leur arbre) : nous sommes, tels les chimpanzés, les bonobos, les gorilles et les orang-outans, des grands singes). Mais le législateur ne fait pas pour autant des animaux des personnes. Logiquement, a contrario, comme on aime à dire en droit, ils sont donc des choses.

C’est là que le nouvel article 515-14 du Code civil se montre (fût-ce malgré lui) particulièrement subtil. Car il dit que les animaux sont « soumis au régime des biens corporels ». « Soumis au régime de », ne veut pas dire « être ». Nuance appréciable. Les animaux ne seraient-ils donc plus des choses ? La loi le laisse entendre. Ils sont « des êtres », sans plus de précision. Pauvres hères dans le monde étrangement cloisonné et kafkaïen du droit.

Reste une certitude : toutes ces questions, hélas seuls les humains peuvent se payer le luxe de se les poser. Car pour les animaux, on l’a dit, concrètement rien ne change : leur régime reste celui des biens. Beaucoup de bruit pour rien, en somme…

Rien ne change non plus, ensuite, parce que même dans son aspect purement déclaratif, l’article 515-14 du Code civil n’apporte rien de nouveau sous le soleil juridique (si le droit peut encore être illuminé, ce qui reste, dans la période de pullulement et de complexité des normes actuelles, une gageure). En effet, une loi du 10 juillet 1976 avait déjà posé que l’animal est un être sensible devant être placé dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. La loi de 1976 avait déjà donc dit que l’animal est un être sensible, ce que seuls les sadiques et les imbéciles peuvent nier, et plus, même : la loi de 1976 faisait pour l’animal une avancée au niveau du régime, puisqu’elle posait qu’il devait être placé dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. Il y avait donc alors un souci de protection de l’animal, le début d’une prise de conscience que les conditions de vie de l’animal doivent répondre à certains impératifs, que l’homme se doit de respecter. Las, rien de cela n’est repris dans l’amendement nouvellement voté : tel un couperet, l’article 515-14 du Code civil assène que les animaux, certes êtres vivants doués de sensibilité (paroles, paroles, paroles….) restent « soumis au régime des biens corporels ».

Tigre

Certes, « sous réserve des lois qui les protègent ». Mais quelle réalité cela reflète-t-il en pratique ?

En effet, enfin, ce « sous réserve des lois qui les protègent » laisse entendre que, s’ils sont soumis au régime des biens, les animaux sont tout de même protégés par la loi : ne soyons pas malintentionné envers le législateur, être doué de raison, certes, mais lui aussi de sensibilité… Sauf que. Sauf que nous avons tous (en tout cas tous ceux qui vivent en compagnie d’un animal, voire de plusieurs) en contemplation le cas spécifique de l’animal domestique. À chacun, sauf pour lui à être particulièrement hermétique de la comprenette, il apparaîtra clairement et avec évidence que son chat, son chien, son cheval, son hamster, et même son poisson rouge, sont des êtres doués de sensibilité. Parodiant Shylock en un sanglot, les intéressés pourraient s’exclamer : « Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourons-nous pas ? ». Et Shakespeare d’ajouter, et les animaux le pourraient aussi : « Et si vous nous bafouez, ne nous vengerons-nous pas ? Si nous sommes semblables à vous en tout le reste, nous vous ressemblerons aussi en cela ».

Dans l’univers impitoyable du droit, cette jungle où règne la loi de l’homme, le statut de l’animal domestique est l’arbre qui cache la forêt. Cette forêt, c’est celle où vivent tous les autres animaux : l’animal sauvage, que l’on a le droit, même réglementé, de chasser ; l’animal de laboratoire, que l’on a le droit, même (pauvrement) réglementé, de torturer et de sacrifier ; l’animal de spectacle, que l’on a le droit d’exhiber et d’humilier, parfois même aussi de torturer et de tuer (songeons à la corrida, toujours tolérée en France au nom du respect des traditions, quand la Catalogne l’a déjà interdite) ; l’animal d’élevage, qu’il soit ou non industriel (mais bien évidemment c’est pire lorsqu’il s’agit d’élevage industriel, chacun le sait), que l’on a le droit de tuer (parfois de façon barbare) et de manger. Qui peut rigoureusement dire après cela, la tête haute mais les yeux souvent baissés, que l’animal est protégé en droit ? Le législateur a bien figure humaine, oui, cela est évident : parce qu’il porte le masque de l’hypocrisie. Là où les animaux peuvent reprendre à leur compte les paroles de Shylock, c’est pour s’adresser en réalité à Tartuffe. Si l’homme est soi-disant l’animal doué de parole, il se rend délibérément sourd à ce qu’Élisabeth de Fontenay a, dans une belle formule, titre de la somme qu’elle a consacrée à l’étude de la question animale en philosophie, nommé « le silence des bêtes ».

Alors que faire ? Rien, si l’on s’accommode de la situation actuelle, et cela semble seoir au législateur comme à la majorité des citoyens. Continuer le combat, pour les partisans de la cause animale. Réussira-t-on un jour à trouver une qualification et un régime juridiques compatibles avec les désirs de l’homme et une amélioration de la situation de l’animal ? L’histoire reste encore en grande partie à écrire. L’article 515-14 du Code civil n’est pas le premier jet de cette histoire, et ce n’en est certainement pas la meilleure phrase. La suite nous le dira, à nous d’écrire le roman juridique des animaux, jusqu’ici bien sombre histoire, et qui, comme tous les romans, sont, selon la belle formule de Stendhal, « un miroir que l’on promène le long du chemin ».

À nous d’écrire ce roman, c’est-à-dire vous, nous, tous. La suite au prochain numéro, pour des propositions tournées vers l’avenir.

Source:http://www.unpeudedroit.fr/droit-des-personnes/le-recent-amendement-concernant-lanimal-quand-la-loi-se-mele-de-faire-des-aphorismes-tout-ensemble-des-paradoxes/

Le syndrome du grand chien noir

syndrome du grand chien noir

Tous les chiens ne sont pas égaux dans le regard des humains. Que ce soit en promenade ou en refuge comme candidat à l’adoption, mieux vaut être un petit chien blanc qu’un grand chien noir.

Dans notre société, être un gros chien noir est un véritable handicap.

La discrimination dont sont victimes les chiens au pelage foncé se vérifie chaque jour dans les refuges pour animaux : les bénévoles constatent que les chiens noirs ont moins de chance d’être adoptés que les chiens au pelage clair. Si en plus le chien est de grande taille, ses chances d’adoption sont encore diminuées. Le syndrome du grand chien noir est une réalité que constatent également vétérinaires et éducateurs canins.

Ce syndrome du grand chien noir dispose d’un équivalent chez les félins : le même phénomène touche en effet les chats noirs. Au moins pour les félins la superstition autour du fameux « chat noir » explique en partie cette crainte.

Il n’existe aucune superstition autour d’un quelconque « chien noir » mais il se pourrait que la connotation sociétale de la couleur noire, associée à la tristesse et à la mort mais aussi à l’agressivité, constitue un frein plus ou moins inconscient. De plus au fond d’une cage ou d’un box mal éclairé, un chien au pelage foncé est également plus difficile à voir et son expression plus difficile à capter.

Si les causes précises mériteraient d’être approfondies, l’existence de ce syndrome du grand chien noir ne fait aucun doute. Il est en outre renforcé dans l’imaginaire collectif par le cinéma et la télévision.

Le grand chien noir du cinéma est féroce et agressif

Les films de cinéma et de télévision contribuent à entretenir cette peur déraisonnable des grands chiens noirs : ces types de chiens sont utilisés assez systématiquement pour toutes les scènes où des chiens sont féroces et agressifs.

Certaines races de grands chiens au pelage foncé souffrent particulièrement de ce stéréotype : rottweiller, beauceron, dogue allemand et dobermann entre autres.

Le grand chien noir est moins photogénique

Cela peut paraitre anecdotique mais les chiens noirs sont plus difficiles à photographier. Leur expression est souvent moins visible que celle d’un chien au pelage plus clair. Des yeux marrons cernés d’un pelage noir sont moins immédiatement visibles qu’avec un pelage dont la couleur contraste naturellement. La forme de leur corps est pareillement difficile à mettre en valeur en photo.

Syndrome gros chien noir

Les refuges qui présentent des chiens à l’adoption par internet connaissent bien cette difficulté à présenter sous son meilleur jour un chien au pelage foncé.

Le syndrome du grand chien noir est une invention humaine

La peur ou la méfiance envers les gros chiens noirs est strictement humaine. Entre eux les chiens ne traitent pas différemment un chien noir ou un chien blanc. Ce n’est pas la couleur mais l’attitude d’un congénère qui conditionne la réaction d’un chien. Il n’y a donc pas de « racisme » canin ni. Faut-il voir dans cette absence de ségrégation canine une preuve que l’intelligence animale dépasse parfois l’intelligence humaine ?

Source: http://chienmatin.com/le-syndrome-du-grand-chien-noir/

J'ai un enfant, un chien dit "dangereux" et ça va bien, merci !

Avoir un molosse quand on a des enfants, c'est loin d'être incompatible. Il faut juste respecter certaines règles et se préparer à subir de nombreuses critiques. Je suis maman et j'ai un bull-terrier à la maison, alors pour répondre à ceux qui jugent souvent sans rien y connaître, voici quelques infos utiles...

Tu veux un molosse ? Ah...euh...T'es sûr ?

Mordue au visage par un chien étant petite, je n'arrivais pas à comprendre que cet animal puisse être aussi une compagnie sympa à la maison. Et puis, comme il n'y a que les cons qui ne changent pas d'avis et que je ne crois pas être de ceux-là, j'ai un peu (beaucoup) modifié mon jugement...

Mon mari rêvait d'un bull-terrier. L'amour amène parfois à faire des concessions donc j'ai accepté d'accueillir Bountie, crevette de quelques grammes devenue aujourd'hui une belle mémère de 25 kilos. Étonnement, j'ai tout de suite trouvé beaucoup de classe à ce chien bizarre avec la tête en forme de ballon de rugby. Classe qu'une minorité de gens lui trouvent. Mais peu importe. Comme on dit : "les goûts et les couleurs..."

Enfant et molosse : une compatibilité qui se construit

Il y a presque 5 ans, la famille s'est agrandie avec la naissance de mon fils. Hors de question alors de virer Bountie de la maison. Je ne suis pas de ceux qui mettent une annonce sur Leboncoin pour "refourguer" leur chien dès qu'ils ont un changement dans leur vie. On a un chien, on l'assume et on l'aime jusqu'au bout. Sinon, on achète une peluche ou un Tamagotchi.

Nous avons toujours été ferme sur l'éducation, allant jusqu'à suivre des cours d'éducation canine pour ne rien louper. Aujourd'hui Bountie est une mémère de 7 ans, tranquille et sociable, spécialiste des grosses siestes au soleil quand il fait beau et des grosses siestes sur son coussin, quand il fait gris et quand il fait nuit (en fait, tout le temps). Elle respecte son mini-maître de 4 ans et demi de la même façon qu'elle nous respecte, mon mari et moi.

Partout on parle de "chiens dangereux", comme si c'était une race à part. Pour ceux qui ne le savent pas encore, aucun chien ne naît "dangereux". Il n'existe pas de "gêne de la méchanceté". On a déjà vu des Pitbull adorables et des Yorkshire hargneux. S'il y a un caractère "méchant", c'est qu'il s'est construit au fil du temps, à cause de différents événements. Un chien enfermé 24h/24h dans le noir a des chances d'avoir des difficultés à aimer l'humain. C'est plutôt logique. Un chien qu'on laisse vivre sa vie à la maison et prendre la place du chef de famille (pour lui, du chef de meute), a toutes les chances de dominer l'humain avec les risques d'accidents que l'on connaît.

Tous les comportementalistes et vétérinaires vous le diront :

Tout est question d'éducation et de bon sens

Pour l'éducation : Mon chien ne mange pas à table. Il ne dort pas dans mon lit. Il ne fait pas la loi chez moi, ni ailleurs. Il respecte ses maîtres et toutes les personnes qu'il croise. Et je ne tolère aucun grognement de colère ou de frustration. Il fait partie de la famille mais il a sa place, celle d'un animal et pas d'un humain.

Pour le bon sens : Je ne laisse pas mon chien garder mon fils quand je pars faire du shopping. Ça parait bête et pourtant, des accidents prouvent chaque année que certains croient vraiment qu'un chien peut être une excellente babysitter. C'est vrai qu'avec une rémunération en seulement quelques croquettes, c'est tentant...

Je suis un maître responsable. Soyez responsable aussi.

A chaque fois que je sors avec mon chien, j'ai le droit aux regards méchants, aux chuchotements en me montrant du doigt, aux critiques. Alors que c'est juste un chien. Certes costaud. Certes bizarre. Peut-être moche. Mais c'est un chien que j'aime parce qu'il fait partie de notre famille.

Chacun a le droit de ne pas aimer les chiens, d'en avoir peur, mais critiquer sans connaître, c'est franchement lourd. Ne vous arrêtez pas aux gros titres de tous ces journaux qui ne cherchent qu'à faire du sensationnel. Entre "un yorkshire mord un enfant" ou "Un molosse mord un enfant", l'article qui fera la Une est vite trouvé. Ca fait peur et les gens aiment. Rajoutez une photo de molosse ouvrant la gueule et le journal se vendra encore mieux. C'est comme ça.

Informez-vous vraiment. Discutez avec des propriétaires de chiens. Après, vous pourrez vous faire une juste opinion.

Ce n'est pas parce que j'ai un molosse à la maison que je suis une marginale ou une fille un peu dérangée du bocal. Je suis juste une femme et une maman normale :-)

Quand je me balade avec Bountie, certaines mémés ramassent leurs mini-chiens avec hâte, en les serrant fort dans les bras, comme si j'avais un T-rex au bout de la laisse. Et parfois leurs chiens grognent en montrant les dents. Ma Bountie, elle, continue de profiter de sa balade, sans y prêter attention. Alors où se situe vraiment le danger ? Je laisse à chacun le soin d'en juger.

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Quelques précisions :

Je parle de "molosse" dans la définition classique qu'en ont les gens et qui est donnée dans le dictionnaire : "gros chien" ou encore "Chien de garde, sans acception de race, d'aspect particulièrement redoutable" (cf Larousse). Mais en fait le bull-terrier n'est pas classé dans le groupe des Molosses par la Fédération Cynologique Internationale, mais dans celui des Terriers. Pour tout savoir sur ce chien, rendez-vous sur le site du National Bull Terrier Club France : http://www.nbtc-france.com/

De la même façon, je parle d'un chien dit "dangereux" parce qu'au vu de sa corpulence, le bull terrier est souvent associé à un chien catégorisé. En réalité, la loi distingue les chiens susceptibles d'être dangereux en 2 catégories : "chiens d'attaque", et "chiens de garde et de défense". Ces chiens doivent notamment être muselés. Ce n'est pas le cas du bull-terrier qui n'appartient à aucune de ces deux catégories. Voir le site du gouvernement à ce sujet.

Source: http://beaucoupdetout.unpeuderien.over-blog.com/2014/03/j-ai-un-enfant-un-chien-dit-dangereux-et-ca-va-bien-merci.html

Le milieu scientifique et les éducateurs canins professionnels

L'éducation canine n'est pas une science mais c'est une activité qui demande beaucoup d'expérience !

Etymologiquement l’éducation canine est une discipline qui consiste à conduire les chiens c’est pourquoi il existe de nombreux éducateurs canins qui n’ont pas de formation scientifique et qui peuvent pourtant faire un excellent travail au quotidien.

Il faut du « savoir faire » pour éduquer les chiens mais cela ne fait pas pour autant de l’éducation canine une « science ». Pourtant, depuis une quinzaine d’années, on a vu certains éducateurs s’intituler « comportementalistes », « éthologues », « cynologues », « relatiologues » voire « étho-comportementalistes ». Comme si le besoin de reconnaissance poussait ces personnes à donner à leurs activités une connotation scientifique. Pourtant aucune de ces appellations n’a été validées par le ministère de l’agriculture. Seule le BP Educateur canin (quoique imparfait) est reconnu par l’état.

Cela n’empêche pas certains formateurs privés en mal de clientèle de proposer des stages payants de "comportementalistes" ou de "consultants en psychologie canine ». Des formations qui ne sont pas sans intérêt, surtout pour ceux qui les organisent… Cette volonté de donner à l’éducation canine une tournure scientifique a conduit ces « spécialistes en comportement » à s’opposer aux vétérinaires "comportementalistes".

L'éducation canine version vétérinaire

Car quand on parle d’animaux, il faut toujours s’attendre à voir un vétérinaire pointer le bout de son nez. Pas un article de journal, pas une émission de télé ou de radio qui parle de chiens sans un vétérinaire. Depuis la création de ce métier sous Louis XV, le vétérinaire est la caution en matière d’animaux. Quoi de plus naturel ? Il est le seul acteur de la cynophilie à avoir une véritable formation scientifique. En revanche, certains vétérinaires « nouvelle génération » ont une façon très particulière de « soigner les animaux ». Fervents adeptes de la société de consommation, ils se sentent parfois très à l’étroit dans les habits que leur impose le code déontologique de leur profession. Il y a trente ans, les vétérinaires de l’ancienne école nous expliquaient qu’ils étaient là pour soigner pas pour être des marchands du temple ou des psy pour maîtres incohérents. Aujourd’hui, le vétérinaire peut soigner les animaux en vendant des croquettes, des jouets et des psychotropes pour chiens. Pas étonnant, donc, qu’il veuille contrôler le marché de l’éducation canine. L’exemple de la dernière loi sur les chiens dits « dangereux » est d’ailleurs particulièrement édifiant. Fortement influencée par nos amis vétérinaires, elle impose aux propriétaires de certaines races de chiens, une évaluation comportementale par un vétérinaire agréé par la préfecture. A noter qu’il suffit pour faire cette évaluation d’être membre de cette corporation sans obligation d’avoir fait pour autant une formation de comportementaliste (une spécialité qui existe depuis une vingtaine d’années dans les écoles vétérinaires). Cette disposition de la nouvelle loi dit de manière implicite que n’importe quel vétérinaire est de fait un spécialiste de l’éducation canine et du comportement canin. De là à considérer que l’éducation canine est une discipline qui doit être sous le contrôle vétérinaire, il n’y a qu’un pas que certains (pas tous heureusement) franchissent allégrement.

En France, la plupart des livres sur l’éducation canine sont écrits par des vétérinaires. Pourtant, ils sont sensés être des spécialistes de la médecine animale pas des conducteurs de chiens. Sauf si l’on considère que le chien mal éduqué souffre d’une pathologie… Les vétérinaires comportementalistes cherchent, depuis quelque temps, à faire passer des réglementations qui font, par exemple, de l’agressivité n’ont pas un comportement naturel mais une maladie. Ce qui permettrait d’attaquer pour exercice illégal de la médecine vétérinaire tous les professionnels qui tenteraient de travailler sans passer par leurs officines. Car être vétérinaire « comportementaliste » ne nourrit pas son homme aujourd’hui. En cette période économique difficile prendre 150 euros pour une consultation de comportement ne se fait pas si facilement. Le fait que les éducateurs canins expérimentés comme nous vivent confortablement de leur activité a le don d’exaspérer les vétérinaires comportementalistes.

Source: http://www.devenireducateurcanin.com/page_milieuScience

Les chiens dits dangereux

Il n’y a pas de chiens plus dangereux que d’autres. Un chien est un chien. Le comportement n’est pas lié à la race. Notre chien est avant tout ce que l’on en fait. C’est l’homme qui a créé les près de 400 races qui existent aujourd’hui. C’est donc lui qui a créé les chiens aujourd’hui catégorisés. De par leur naissance, ils sont réputés dangereux, doivent se plier à des règles de vie strictes au prétexte qu’ils représentent un danger public potentiel. Pur racisme. Nous nous autorisons avec nos compagnons ce que nous refusons à juste titre pour nous les hommes. Méconnaissance, instrumentalisation, perversité, bêtise, clientélisme ou démagogie… les chiens catégorisés en font les frais, ses propriétaires assument un regard social lourd à porter, une situation d’ostracisme les privant de fait d’une interaction spontanée, sans préjugés avec le monde extérieur.

Les faits parlent d’eux-mêmes. Ce ne sont pas les chiens classifiés de 1ère et 2ème catégorie qui figurent au top cinquante des “mordeurs” mais bien notre cher labrador, non pas que lui ait des conduites plus agressives que d’autres, mais qu’il soit à tort considéré comme “une bonne pâte” en toutes circonstances, devant se plier à tout ce que l’on attend de lui, être un “gros nounours” avant d’être considéré et respecté tout simplement comme un chien, individu vivant, doué de sens, d’émotions, aux besoins et modes de communication spécifiques.

“Que conclure à la fin de tous mes longs propos, c’est que les préjugés sont la raison des sots” Voltaire - Extrait de Poème sur la Loi Naturelle

Publié par Nathalie Mortreux

Source: http://www.machronique.com/les-chiens-dits-dangereux/

Sapiens, comme sage

Je parle de toi, animal humain, désigné comme "espèce élue" et érigé, un peu à la légère, roi de la création.

Homo sapiens fut décrit et élogieusement nommé par Carl von Linné, en 1758.
Tout comme le rat (Rattus rattus) ou le cafard (Blatta orientalis) par le même auteur, à la même date…

Comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, c’est en se mirant dans la glace que l’homme Blanc auto-décrivit l’espèce humaine et installa son faciès au sommet d’une curieuse pyramide des races, s’autoproclamant ainsi supérieur et deux fois sapiens.
Inventeur de la nomenclature binominale, dite système linnéen (genre/espèce), Linné est le fondateur de la taxinomie moderne. Dans son œuvre (Systema naturae) il décrivit de son vivant la plupart des végétaux, des animaux (dont nous) et des minéraux, œuvre descriptive considérable évidemment complétée jusqu’à ce jour. L’homme n’est qu’une espèce parmi deux millions d’autres officiellement recensées.

De notre culpabilité et très succinctement…

A vos calculettes :
2 millions de Gaulois assassinés par les Romains ;

Des millions de morts lors des croisades, des pèlerinages armés et dévoyés, durant la Guerre de cent ans et au fil d’innombrables guerres de religions ;

10 à 40 millions de Chinois massacrés par les Mongols au XIIIe siècle ;

Le peuple de Tasmanie liquidé par les Britanniques lors du génocide "le plus parfait" de l’histoire ;

Des centaines de milliers d’Aborigènes australiens décimés par les mêmes colons britanniques ;

Un génocide de 20 à 60 millions d’Amérindiens, depuis la "découverte" espagnole, l’évangélisation et la colonisation, jusqu’à la Conquête de l’Ouest ;

Les traites négrières (orientale, intra-africaine et atlantique) totalisèrent plus de 50 millions de victimes ;

1.200.000 Arméniens périssent dans le premier génocide du XXe siècle ;

40 millions de morts lors de la Première Guerre mondiale et 65 millions durant la Seconde (dont les 5 millions de la Shoah) ;

Le démocide stalinien : 43 millions de morts ;

Le démocide de Mao : 30 millions de victimes et des famines à la chaîne ;

La terreur sanguinaire de Pol Pot : 1.500.000 Cambodgiens.

Rajoutons le million de victimes du Biafra, les 800.000 Rwandais, en majorité Tutsi, ayant trouvé la mort durant les trois mois du génocide au Rwanda, sans omettre les 300 000 morts et les 3 millions de déplacés de la guerre au Darfour.

Depuis l’esclavage du peuple Noir jusqu’au Nouvel Ordre mondial, soit de 1900 à l’aube du troisième millénaire, en passant par Hiroshima, Nagasaki, la guerre au Vietnam, le capitalisme porte à lui seul la responsabilité d’un bilan bien supérieur à 100 millions de morts.

Ces hécatombes, ces holocaustes, ces exterminations, ces pogroms, ces génocides, ces guerres, ces invasions à travers les siècles furent-elles chaque fois dictées par un quelconque comité des sages ?

SAPIENS, COMME SAGE.

Déforestation, productivisme agricole, agroterrorisme, mort biologique du sol, désertification, sixième crise de la vie et extinction massive d’espèces pour causes anthropiques, pollutions, réchauffement du climat, fonte des glaces, montée des océans, tarissement accéléré de toutes les ressources non-renouvelables, la planète bleue est en déliquescence.
20 000 hectares de couvert forestier disparaissent chaque jour. La Terre vue du ciel : bientôt un cimetière, une fosse commune.
Selon un rapport du WWF, nous avons perdu en 30 ans près de 30 % de tout ce qui vivait sur Terre.
L’ours polaire marche sur les eaux, l’aigle impérial fait les poubelles, le vautour s’attaque au vivant, d’autres deviennent cannibales, le panda géant porte un collier-émetteur, l’orang-outan n’a plus de maison, l’orque et le dauphin tournent en rond dans des bassins cimentés, le phoque est une peau, la panthère et le croco se portent dans les beaux quartiers, les oiseaux chantent sur du fil barbelé, les libellules se posent sur des piquets, il n’y a plus rien à butiner, les ruches sont désertées, les papillons sont en volière, la grande forêt est vidée de ses arbres, terriblement silencieuse, le petit bois d’à côté est contaminé et inanimé, le corail est au rayon des souvenirs, mais Total veille sur les océans, Monaco protège la faune... et Areva attend que ça fonde.
Aucun insecte nocturne ne vient plus virevolter autour du lampadaire, on ne voit plus de hannetons, on n’entend plus chanter les grenouilles et depuis longtemps, la chevêche ne perche plus sur le poteau téléphonique.
Où sont le carabe doré, la cétoine verte, les papillons multicolores, la rainette verte, la jolie couleuvre de notre enfance ?

SAPIENS, COMME SAGE.

Veau, vache, cochon, couvée, homme sont chosifiés. Le vivant est industrialisé, mais on dit qu’il pourrait être bio, la belle affaire...
Zoos, cirques, laboratoires, batteries, l’ignoble personnage enferme, dompte, torture, exploite, les espèces compagnes et aussi la sienne.

SAPIENS, COMME SAGE.

En guise de bénéfices :
Cancers, maladies environnementales et génétiques, perte de fécondité (tant mieux !), maladies nouvelles et concoctées de toutes pièces, cent mille molécules chimiques lâchées dans les sols, les eaux et les airs, pesticides et biocides dans la rosée et dans nos urines, un milliard de terriens souffrant chaque année les méfaits de la pollution, recul des terres fertiles, catastrophes "naturelles" plus nombreuses et plus meurtrières, hordes de réfugiés de l’environnement...
D’ici à 2050, on prévoit des sécheresses drastiques susceptibles d’affecter 2 à 3 milliards d’humains.

SAPIENS, COMME SAGE.

Depuis l’an 1 de l’Ère chrétienne, la population humaine est passée de 250 millions à quasiment 6,7 milliards d’habitants.
Pour les trois-quarts de l’humanité, la Terre-nourricière ne l’est déjà plus.
Notre fourmilière humaine comptera 9 milliards d’individus malheureux en 2050.
Plus d’un million de personnes se suicident chaque année, au chômage, au travail, dans les villes, dans les champs, en prison, en liberté…
Honte au néfaste esprit patriotique, honte aux familles nombreuses !
Il est dit que si nous ne décroissons pas, nos maîtres bienveillants vont nous décimer.

SAPIENS, COMME SAGE.

Exterminateur et invasif, Homo sapiens est la seule espèce de grande taille à investir selon une croissance infernale la quasi-totalité des niches écologiques des autres espèces. Nous sommes ainsi les auteurs du plus effroyable laminoir de biodiversité que l’on pouvait imaginer
Nous souffrons d’une incurable cécité écologique doublée d’un besoin maniaco-dépressif d’asservir, de dominer, régner, contrôler, ordonner, gérer, intervenir, décider, nous ne sommes bons qu’à saccager, détruire, modifier, altérer, uniformiser, aligner, nettoyer, vider, couper, tailler, tondre, scalper, raser, décapiter, brûler…, le plus souvent sans comprendre, sans donner, sans admirer… et même sans regretter.
Guerres et discriminations envers et contre tout, contre soi, contre l’homme, surtout contre "l’autre" et "le différent", contre les espèces non rentables, en un mot... contre la nature.
Sexisme contre l’autre sexe, racisme contre les autres races, spécisme contre les autres espèces, pillage du vivant réduit à la notion étroitement utilitaire de ressources, saccage des paysages défigurés en autant de formes géométriques écostériles.
Avec un dépassement de 30% de la biocapacité planétaire, notre humanité s’est octroyé un crédit écologique qui est une fatale fuite en avant. Où est la sagesse ?
Notre politique est bien celle de la terre brûlée. Ne rien laisser derrière soi qui puisse profiter à l’ennemi est une stratégie de guerre…totale. Mais quel est donc cet ennemi si exécré, sinon nous ?!!

SAPIENS, COMME SAGE.
Ou encore intelligent, raisonnable ou prudent !

Sapiens, nos ancêtres cueilleurs-chasseurs (ceux qui laissent) et que nous avons persécutés l’étaient.
Nous (ceux qui prennent, et qui prennent tout), Homo sapiens economicus ou demens, peuple dernier et civilisé, vils urbanistes, économistes imbus, agronomes-valets ou politiques impérieux et fourbes, nous ne le sommes pas, nous ne le sommes plus.

Sans vouloir offenser la mémoire de Léonard de Vinci...
Certain que Jean Ziegler ou Stéphane Hessel partageront cet avis, Homo sapiens n’est qu’une sombre brute.
Sapiens est donc un qualificatif erroné, un nom usurpé, DÉBAPTISONS-LE !

« Notre mode de vie n’est pas négociable  », disait Georges Bush Père, « Nous n’allons pas nous excuser pour notre mode de vie  » réplique Barack Obama.

Dès 2050, notre vie sera invivable. Le clap de fin sera au mieux pour 2100.
La passivité devant le désastre n’a d’égal que la vie anormale des gens normaux.
« Et si l’aventure humaine devait échouer ? » : relire Théodore Monod s’impose.

Signé : l’homme, voyou de la planète.

« Je ne puis concevoir l’homme sans pensée : ce serait une pierre ou une brute (…) Penser fait la grandeur de l’homme. L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. (…) Travaillons donc à bien penser : voilà le principe de la morale. » Blaise Pascal (Pensées, 1670)

« La principale maladie de la planète, c’est l’homme. » Paul Emile Victor

« Ce qui compte dans la sauvegarde des condors et de leurs congénères, ce n’est pas tant que nous avons besoin des condors, mais que nous avons besoin des qualités humaines nécessaires pour les sauver. Ce sont précisément celles-là mêmes qu’il nous faut pour nous sauver nous-mêmes. » Ian Mac Milan

« Le respect seul, dans la mesure où il nous dévoile quelque chose de sacré… nous protègera contre la tentation de violer le présent au bénéfice de l’avenir, de vouloir acheter celui-là au détriment de celui-ci  ». Hans Jonas

« Il faut résister contre cette dégradation de la dernière beauté de la terre et de l’idée que l’homme se fait des lieux qu’il habite. Est-ce que nous ne sommes plus capables de respecter la nature, la liberté vivante, qui n’a pas de rendement, pas d’utilité, pas d’autre objet que de se laisser entrevoir de temps en temps ? » Romain Gary

« L’homme Blanc possède une qualité qui lui a fait faire du chemin : l’irrespect. » Henri Michaux

Ecrit par Michel Tarrier

Source: http://www.larevuedesressources.org/sapiens-comme-sage,1319.html

Le collectionneur d'animaux

L’amassement compulsif est largement connu, mais ce n’est pas le cas de l’ « animal hoarding ». Les personnes qui en sont atteintes détiennent une grande variété d’animaux dans un espace confiné et ne peuvent souvent pas satisfaire aux normes sanitaires.

En Allemagne, un cabinet vétérinaire sur deux a déjà été confronté à au moins un cas d’ « animal hoarding ». La prise en charge dure en moyenne trois ans. La moitié des 500 associations de protection des animaux ayant un refuge fermé a déjà dû prendre en charge des animaux trouvés dans des cas d’ « animal hoarding ».
Accapareurs d’animaux ou disciples de Diogène ?

Dans les publications scientifiques le terme de « compulsive hoarding » est utilisé. Cette désignation, « amassement compulsif », décrit ainsi le mieux ce dysfonctionnement. Certaines personnes concernées collectionnent les squames de peau, la cire des oreilles, les ongles coupés, et d’autres choses encore. Elles les mettent soigneusement dans des sacs et les cataloguent comme des timbres. Dans la littérature allemande, le terme d’amassement compulsif n’est pas souvent utilisé. Au lieu de cela, le terme le plus utilisé est celui de « Messie-Syndrom » (mess en anglais : désordre, pagaille).

Dans les pays anglophones, cependant, ce terme est inconnu. Le syndrome d’amassement est très similaire au syndrome de Diogène, pour lequel on observe de manière typique une négligence corporelle présentée sans honte et un âge avancé des victimes. La description du syndrome de Diogène, aussi appelé syllogomanie, nous ramène au philosophe Diogène de Sinope (391-323 avant J.-C.). Il était connu pour son peu de besoins primaires et son opposition aux innovations. Il aurait vécu comme un ascète dans une niche pour chien.

Profil : femme dans la cinquantaine

Le hoarder (« personne qui amasse ») - ou mieux la hoarderine - typique est une femme, âgée en moyenne 50 ans et qui rassemble principalement des chats et des chiens. Les lapins et les oiseaux sont aussi sur la liste d’achats réguliers. Ce profil ressort, entre autres, des recherches du groupe de travail scientifique interdisciplinaire Hoarding of Animals Research Consortium (HARC) ; en 1999, la première étude systématique sur le sujet fut publiée aux États-Unis. Le nombre moyen d’animaux possédés était de 39, dans 69% des cas, le sol de l’habitation était couvert d’excréments d’animaux, dans un quart des cas, même le lit des hoarders l’était. Il n’est pas encore très clair si ces données peuvent s’appliquer aux hoarders allemands. Les études menées en Allemagne sont très rares.

Sauveur de chiens ou exploiteur d’animaux ?

La motivation pour avoir de nombreux animaux peut être variée. Certains se considèrent comme des soignants, certains comme de nobles libérateurs des animaux. Et puis, il y a aussi les éleveurs chaotiques et les exploiteurs égoïstes.

Soigneur exagéré :
  • essaie de s’occuper des animaux
  • ne peut pas régler efficacement les problèmes
  • est débordé
  • les animaux se reproduisent (de manière passive, pas de collection active)
  • introverti, isolé socialement
  • amoindrit le problème (mais en général ne le nie pas totalement)
  • les animaux ont pour lui une haute priorité (met les animaux au même niveau que les humains)
Sauveur / libérateur :
  • accueillir des animaux est pour lui une mission
  • a peur de la mort et rejette strictement l’euthanasie pour les animaux
  • pense qu’il est le seul à pouvoir apporter des bienfaits aux animaux
  • forte tendance à la collection active, même si le nombre d’animaux dépasse les possibilités de soins
  • ne peut refuser aucun animal
  • évite les autorités, les instructions données ne sont pas suivies
  • n’est pas nécessairement isolé socialement
Éleveur :
  • achète des animaux dans le but de les reproduire, les exposer et les vendre
  • au cours du temps, perd de plus en plus la vue d’ensemble sur son élevage qu’il augmente uniquement dans un but d’exposition et de vente
  • les animaux se multiplient, les ventes ne se font pas ou sont en nombre trop faible, l’élevage augmente
Exploiteur :
  • les animaux sont achetés à des fins égoïstes
  • l’homme est égoïste, souvent narcissique, n’a aucun sentiment de culpabilité ou d’empathie
  • il apparaît confiant en lui-même
  • peut impressionner les autorités et d’autres personnes et tromper les gens pendant longtemps (bon comédien)
Selon Deininger, E, Akademie für Tierschutz, Neubiberg, kleintier konkret 2010; 13(2): 26-31
Hoarder en fuite

Pour éviter les poursuites, les concernés déménagent dans un autre district pour dépendre d’un autre service vétérinaire. La personne n’est généralement pas consciente du fait que son comportement est anormal. Ce comportement est typique dans de nombreux cas d’addiction et d’obsession. « Dans près de deux tiers des cas, les animaux sont blessés, dans un tiers des cas, ils manquent de nourriture et / ou d’eau », déclara Dr. med vet. Tina Susan Sperling, qui fit sa thèse à l’école vétérinaire de Hanovre sur l’Animal Hoarding. L’amassement compulsif produit chez les personnes concernées et leurs parents une détresse considérable et une altération du fonctionnement social. Le symptôme le plus notable de l’amassement compulsif est le désordre flagrant qui est causé par l’accumulation d’objets.

Selon Frost et Hartl, l’amassement compulsif a les caractéristiques suivantes :
  • acquisition compulsive de choses qui sont inutiles et sans valeur ou de peu de valeur, accompagnée de l’incapacité de jeter/se débarrasser des choses inutiles, inintéressantes
  • l’espace de vie est recouvert, de sorte qu’il ne peut pas être utilisé de façon adéquate
  • les symptômes causent une détresse sévère et un problème social
Causes:

Les troubles addictifs, les troubles obsessionnels compulsifs et la gamme complète des névroses peuvent être la cause de l’amassement d’animaux. C’est aussi le cas de troubles de la personnalité comme par exemple les troubles borderline et les psychoses, la schizophrénie ainsi que les troubles maniaco-dépressifs. Il est relativement fréquent de trouver, conjointement à la collection animale, des maladies liées à l’âge telles que la démence et la maladie d’Alzheimer ou même le TDAH.

Dans la plupart des cas, cependant, les symptômes furent décrits et étudiés chez des personnes souffrant de TOC. La proportion de patients atteints de trouble obsessionnel compulsif qui souffrent en même temps d’amassement compulsif est, selon l’étude, comprise entre 18 et 40 pour cent. Saxena et al. publièrent les résultats d’une étude par PET. Dans le cortex cingulaire postérieur du hoarder, une diminution du métabolisme du glucose fut découverte. Par rapport aux patients atteints de TOC sans amassement compulsif (n = 33), les patients avec amassement compulsif ont un métabolisme du glucose plus faible dans le cortex préfrontal dorsolatéral.


Thérapie : la désintoxication (animale):

En utilisant la discussion, les amendes et à travers la limitation du nombre d’animaux ou la confiscation des animaux élevés, les services vétérinaires tentent de persuader les propriétaires d’animaux concernés de réfléchir. Aux États-Unis, Steketee et Frost développèrent un programme de traitement de 26 séances basé sur le modèle cognitivo-comportemental d’amassement compulsif par Frost and Hartl. Le traitement dure environ six mois. Par ailleurs, en plus des rendez-vous de prise en charge en cabinet ou en clinique, la thérapie a aussi lieu dans l’environnement habituel du patient. D’un point de vue pharmacologique, des antidépresseurs du groupe des ISRS n’ont pas été particulièrement efficaces. Dans une étude sur le citalopram, contrôlée par placebo, réalisée durant 12 semaines, comprenant 401 hoarders, le traitement a été peu efficace. Lors d’une étude ouverte sur le traitement par la paroxétine chez 97 patients, il a été observé que la thérapie fut une réussite chez un tiers des patients.

L’Académie allemande de protection des animaux a reconnu le problème et donne les conseils suivant :

  • Les informations sur l’animal hoarding doivent être diffusées de manière plus large parmi les experts (vétérinaires, responsables des services vétérinaires, avocats, psychologues, travailleurs sociaux).
  • Le vétérinaire des services vétérinaires officiels doit, en cas de soupçon d’un cas d’animal hoarding, avoir un droit d’accès aux sites.
  • Un registre central est nécessaire pour tous les cabinets vétérinaires et, dans les informations sur les propriétaires d’animaux, il peut être indiqué si des violations de la loi sur la protection des animaux ont été constatées.
  • L’approfondissement de la recherche en psychologie et en médecine, notamment en termes de traitement et de prévention, est nécessaire.
  • Afin d’aider les personnes et les animaux, des opportunités doivent être mises en place pour traiter les malades de manière professionnelle grâce à des thérapeutes formés.

Dans sa thèse, le Dr Sperling estima à 52 569 le nombre d’animaux amassés en Allemagne. Ceux-ci sont détenus par seulement 501 hoarders. Comme cela fut publié dans le journal Westdeutsche Zeitung : « Celui qui a plus de 100 animaux a vraisemblablement un problème »


Texte écrit par :Matthias Bastigkeit,Journaliste médical,Geschendorf le 31/10/2012.

Source:http://news.doccheck.com/fr/article/211647-animal-hoarding-un-de-plus/

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L’éducation canine, une nécessité pour la SPA d’aujourd’hui

Je m’appelle Alain Lambert et je suis éducateur canin. Mon activité consiste à apprendre des règles de conduite aux chiens dans la vie quotidienne. Elle m’a permis d’être le témoin depuis vingt années des rapports que peuvent entretenir des espèces aussi différentes que celles de l’homme et du chien.

Pour bien connaître cette discipline, il m’est paru indispensable de découvrir le plus grand nombre d’environnements dans lesquels peuvent évoluer les propriétaires et leurs chiens du début jusqu’à la fin. La fin, dans mon domaine, c’est la rupture du lien qui unit un maître à son chien. Il y a deux raisons principales pour que cette relation s’interrompe : la mort ou l’abandon. C’est pourquoi, après avoir exploré les différentes facettes de l’éducation canine,  j’ai ressenti le besoin depuis ces deux dernières années de proposer mes services à la Société Protectrice des Animaux (SPA). Après accord de son Président, le Docteur Serge Belais, j’ai pu travailler avec mon équipe trois demi journées par semaine dans le chenil le plus connu de France : le refuge de Gennevilliers. Nous ne nous attendions pas à une situation aussi difficile. Ce refuge n’est pas un gentil petit chenil de province, c’est une sorte de gare de triage où transitent chaque année des milliers de chiens . Plus de 40 salariés, un refuge de plusieurs centaines de places,  un va et vient incessant entre des chiens qu’on adopte et des chiens qu’on abandonne. Gennevilliers, c’est un effroyable mélange ou se croisent ce qu’il y a de mieux et ce qu’il y a de plus détestable dans l’être humain. Alors que nous aurions pu simplement nous occuper de nos gentils clients des beaux quartiers, nous avons été projetés trois fois par semaine dans une espèce de service d’urgence où rien ne se fait dans la nuance. Gennevilliers est un concentré d’émotions. Vous y trouvez le pire et le meilleur.

Le pire c’est sans aucun doute la période des grandes vacances. A Gennevilliers, l’été commence avec un défilé, celui des candidats à l’abandon. Comme chaque année à cette période, le hall d’accueil prend la forme d’une scène où se joue la comédie humaine. Une foule de déplorables artistes  font, tour à tour, leurs numéros. Lunettes noires et nez rouges, ils se ressemblent tous, ils font pitié. Chacun se doit de constater, au vu de leur mouchoir à la main et de leurs regards larmoyants, qu’ils sont accablés par la fatalité.

Pour supporter ces journées d’été, du début jusqu’à la fin, il faut avoir le cœur bien accroché. Cette succession de lâcheté, d’échecs et de renoncement peut donner à certaines âmes sensibles un dégoût plus ou moins prononcé pour l’humanité. C’est pourquoi il faut faire preuve d’une certaine expérience et d’un peu de sagesse pour « accueillir » ce genre de « clients »

Nous les reconnaissons de loin. Ils ont la démarche lourde et tiennent au bout de la laisse, d’un geste gauche, le chien dont ils veulent se débarrasser. A les voir, on pourrait croire qu’ils portent toute la misère du monde sur leurs épaules. Devant nous, il n’y a pas monsieur Dupond ou  madame Durand mais des Gavroche et des Cosette. Il n’y a pas la gérante d’une supérette mais la marchande d’allumettes. Chacun y va de son argument pour justifier son reniement. Parmi ces candidats à l’abandon, il y a deux grandes catégories, les spécialistes de la mauvaise foi et les gens de bonne volonté mais dépassés par les événements.

Fariboles et sornettes

Les premiers, des virtuoses de la sornette, sont assez faciles à reconnaître. Ce sont les  « on a tout essayé » et les « il n’y a rien à faire » qu’ils vous imposent d’entrée de jeu. Pas question pour eux de repartir avec le chien. Ils n’imaginent même pas qu’il puisse exister des solutions, le chien qu’ils ont ne pose que des problèmes.

Il y a les désespérés. « Je ne m’imaginais pas que c’était comme ça ! » constate celui-ci. « Je pensais que ça se passerait autrement » atteste celle-là « Jamais, nous n’aurions pensé que c’était si compliqué d’avoir un chien ! » affirment ces découragés dont l’image qu’ils se font de leur animal ne correspond pas à la réalité. J’ai compris en les écoutant à quel point il était important, avant de s’occuper des chiens, de s’interroger sur les raisons de notre attachement, sur le regard que nous portons sur eux et sur ce que nous pouvons en attendre. Comme dans la fable, ils nous assurent mais un peu tard, « qu’on ne les reprendrait pas de si tôt ».

Il y a les manipulés. « On ne nous avait pas prévenu ! » s’insurgent-ils « On ne savait pas que ça se passerait comme ça ! » Ce « on » c’est tout un tas de coupables : les éleveurs, les vétérinaires, les multinationales, les lobbies, les médias, les associations, les professionnels, les ministères, le gouvernement, allez savoir peut-être le Président…Ceux- là n’hésitent pas un instant à se mettre en colère et à rejeter leur responsabilité sur le reste de la société.

Il y a aussi les malchanceux. A les entendre, ils ont eu le malheur de tomber sur un chien inadapté à leurs besoins. Ils portent un regard impitoyable sur le chien qu’ils viennent abandonner et leur taillent un costume sur mesure. Il est « trop » ou « pas assez » quelque chose. Sa race est trop difficile, trop nerveuse, trop agressive. Son âge en fait un chien pas assez calme, pas assez tranquille ou pas assez affectueux. Sa taille est trop grande pour un appartement ou trop petite pour une propriété. Il venait d’un élevage où il y avait trop de ceci ou pas assez de cela. Les malchanceux sont redoutables car il n’y a pour eux aucune raison de se remettre en question. Ils regarderont avec toujours autant de plaisir Trente Millions d’Amis à la télé et n’hésiteront pas à reprendre un autre chien dès que l’occasion se présentera. Fervents adeptes de la consommation, ils changent de chien comme on change de pantalon.

Il y a les déficients. En prenant un chien, « ils avaient… » mais « ils n’ont plus… » Ils n’ont plus une minute à eux, ils n’ont plus les moyens financiers, ils n’ont plus la place. Certains sont séparés, et celle ou celui qui voulait le chien est parti avec les meubles mais sans le toutou !

Les déficients nous amènent à nous interroger sur les choix que nous faisons dans notre vie, ce que nous faisons de notre temps, de notre argent et la façon dont nous gérons notre espace.

Certains n’hésitent pas après de tels arguments à saupoudrer une petite touche de recommandation et de bons sentiments. «  Il lui faut un maître qui a du temps » ajoutent-ils parfois avec une dernière caresse en guise de ponctuation « Avec nous il n’est pas heureux »

Ces as de la faribole, ces princes de l’irresponsabilité ne présentent à nos yeux qu’une petite qualité, celle d’avoir eu le courage d’affronter notre regard désapprobateur. Il aurait été plus facile pour eux d’attacher leurs chiens à un poteau cinq cent mètres plus haut comme cela arrive fréquemment.

Ceux qui ont pris leurs chiens à rebrousse poils

En fait, la catégorie qui nous intéresse le plus, en tant qu’éducateurs canins, est celle de ceux qui sont dépassé par les événements. C’est celle pour laquelle nous pouvons faire quelque chose, parce qu’ils apprécient encore leurs chiens et qu’ils cherchent des solutions pour les garder plutôt que de s’en séparer.

Nous constatons en les écoutant qu’il ne suffit pas toujours « d’aimer » les animaux pour que cela se passe bien. Le plus grand reproche qu’on puisse leur faire est celui de n’avoir fait que peu d’efforts pour trouver des solutions à leurs problèmes avant de franchir les portes de Gennevilliers.

Il y’a ceux qui n’ont toujours pas réussi à faire comprendre à leur cabot que leur demeure n’est pas un sanichien*. « Des fois on le promène plus d’une heure sans qu’il lève la patte. A peine rentré, il fait ses besoins sur le tapis du salon  » Ils font le bonheur des collectivités locales puisque leurs braves toutous s’évertuent à ne jamais faire leurs besoins en dehors de leurs appartements.

Il y’a ceux dont la maison est devenu est un air d’ébat pour chiens.  « Chez nous, il n’y a plus un objet à moins d’un mètre cinquante du sol, tout est installé en hauteur » Une sorte de no man’s land ou le toutou adoré a refait à sa façon la décoration. La plus petite absence du propriétaire déclenche chez lui une irrépressible envie d’écharper la moquette, de broyer les objets familiers, de customiser les canapés, de refaire les installations téléphoniques ou de manger la tapisserie.

Il y’a ceux dont le compagnon fait tout le temps son « one man chow chow ». Leur chien est devenu une diva qui n’hésite pas à s’exprimer à la moindre occasion.  « Il aboie pour tout et n’importe quoi ! » Des chiens souvent très malins qui ont compris qu’il n’y a rien de tel qu’un aboiement par ci ou un hurlement par là pour accélérer le mouvement.

Il y’a ceux dont le cador est devenu une espèce d’empereur tout puissant.  « La nuit je ne peux même pas me lever pour faire pipi. Installé devant la porte des cabinets, il ne veut pas me laisser passer. Il me grogne dessus.  ». Leur chien est un Titus ou un César qui a progressivement occupé les endroits stratégiques pour instaurer une dictature canine dans leurs habitations.

Il y’a ceux dont la moindre sortie avec le chien est devenu une épreuve olympique : cent mètre haies quand le chien a décidé de sauter dans le jardin de la voisine !

Lutte gréco-romaine quand le charmant fanfaron a décidé d’en découdre avec les autres chiens du quartier.  « Il ne supporte pas les autres mâles. Il déteste particulièrement le chien qui habite juste en face de chez nous »

Séance de musculation quand il faut le promener en laisse. « Il tire comme un bœuf. Il m’a fait tomber plusieurs fois »

Course de fond quand on veut le lâcher dans un bois ou dans un parc public.  « Avec lui c’est « viens ici fous le camp ». « Dès qu’on l’appelle pour rentrer, il part dans l’autre sens »

Loin de moins l’idée de jeter la pierre à tous ces propriétaires mais j’ai constaté qu’une grande part d’entre eux ont fait les choses à l’envers. Ils ont couru après leurs chiens quand il aurait fallu les encourager, se sont fâchés quand ils auraient dû les féliciter, les ont félicité quand il se devaient de ne pas s’y intéresser… Un grand nombre d’entre eux, sans le savoir, ont pris leurs chiens à rebrousse poils et s’étonnent de les voir mal se comporter.

En les écoutant, on se rend compte à quel point l’éducation canine à sa place ici. C’est à mon avis une nécessité dans la SPA d’aujourd’hui.

Texte lu en 2005, à l’occasion du centenaire du Refuge Grammont de Gennevilliers

Source http://blog.preventioncanine.com/?p=1

Ni chien ni ours polaire dans les écoles

Les élèves les plus attentifs, dans mon école communale, étaient les cochons d'Inde. Ils passaient des heures à mastiquer leurs tables de multiplication, leurs récitations ou le nom des grands fleuves de France afin de les connaître sur le bout des doigts. La Seine, la Loire, la Dordogne, la Garonne, le Rhône, la Meuse... La Seine, la Loire, la Dordogne, la Garonne, le Rhône, la Meuse... La Seine, la Loire... Des heures à réviser en ruminant. Même pendant les récréations.

Un cran en dessous, il y avait les deux poissons, Yvan le Rouge et Jean-Marc le Rouge. Un peu amorphes au fond de leur bulle d'eau. Travail irrégulier. Pourraient mieux faire avec un peu plus de volonté. Donnent la vague impression de s'ennuyer ferme dans leur jus. Redoublement à prévoir.

Au rayon cancres, on trouvait une troupe de têtards dans un large bocal rectangulaire. Turbulents, bagarreurs, instables et incapables de se concentrer sur le moindre sujet - si ce n'est sur la grande question des robinets qui fuient dont les conséquences pouvaient avoir des effets sur leur environnement direct - ils passaient leur temps à s'agiter inutilement sans prêter aucune oreille, fût-elle en pleine croissance, à ce que pouvait bien raconter le maître.

Et puis, cerise sur le cadeau du ciel, de temps en temps, le chien déscolarisé de l'instituteur pointait son nez à la porte, et ça faisait rigoler toute la classe...

Dernièrement, sur la toile, une polémique a vu le jour sur la question de la place des animaux à l'école. Si je peux me permettre de résumer, le débat tourne autour de deux axes : l'utilité et la sécurité.

Utilité.
La présence d'animaux dans les classes - principalement à la maternelle et à l'école primaire - paraît toujours aussi utile. Pour un enfant, comprendre la nécessité de ne pas faire souffrir les animaux, par exemple, c'est utile. Comprendre qu'une peluche en forme de tortue peut se manipuler avec moins de délicatesse qu'une tortue avec de la vie dedans, c'est utile. S'émouvoir devant un animal, apprendre à l'observer, apprendre à le soigner, étudier les comportements reproducteurs... Rien que du bon. Et surtout, la présence d'un chien, d'un chat ou d'un lapin dans un groupe d'enfants crée du lien : les animaux sont de formidables intercesseurs qui favorisent les relations entre les humains.

Côté législation, fiches pédagogiques et instructions officielles, même si les recommandations commencent à dater, pas vraiment de fausse note sur le principe : le respect de la vie marche avec la connaissance du monde vivant...

Sécurité.
Côté enfants, la discussion sur les questions légitimes d'hygiène, d'allergie et de santé en général, sont à l'ordre du jour. Il semble que le travail de médecins et de vétérinaires porte ses fruits. Mais là où le bât blesse, c'est lorsque la question sensible du chien est abordée. Malgré les conseils éclairés d'éducateurs canins sur la question particulière de l'introduction de ces animaux dans un cadre scolaire, même le plus affectueux Milou reste derrière le portail. Malgré toutes les mesures de sécurité imaginables, les chiens, plus turbulents que les lapins nains mais non moins attachants, ont des difficultés à se faire admettre.

Et puisqu'on parle format et gesticulations, un mot sur le besoin d'espace. Cages, aquarium, terrarium : l'attention est attirée sur les moyens mis en œuvre pour garder en captivité ces animaux. Si peu de solutions viables ont été trouvées pour commencer un élevage de baleines à bosse à la crèche des Bisounours et si l'ours polaire ne trouve pas ses marques dans la section des CM1 de l'école élémentaire Victor Durain, il n'en demeure pas moins vrai qu'avec quelques outils appropriés et une dose adéquate de bon sens, de nombreuses expériences heureuses sont menées, ici et là. Et si, par exemple, les toutous ne passent toujours pas la grille d'entrée parce que ça bloque sec à l'académie, ne faut-il pas espérer que sous certaines strictes conditions d'accueil, les choses soient amenées à changer ? Le débat est ouvert.


Pour finir... Deux moments de plaisir :

Jacques Tati, malicieux et pince-sans-rire, parle des frasques de son chien « Hasard ». Cinq minutes de bonheur, cinq minutes à prendre. Encore faut-il les avoir devant soi. Par les temps qui courent, pas évident... Mais sait-on jamais :

Alain Lambert, malicieux et pince-sans-rire, parle des frasques de tous les autres chiens, encore et toujours déscolarisés :

http://www.preventioncanine.com/page_enfantsEducationCanine

Source: http://www.huffingtonpost.fr/dominique-resch/animaux-ecole-primaire_b_1579197.html

Chiens dangereux : une loi à abroger

Mesdames et Messieurs les parlementaires, j’attire votre attention sur la Loi du 02/06/08 sur les chiens dangereux. Il s’agit d’une loi que j’ai qualifiée à sa promulgation de loi scélérate. Elle est irrationnelle, des races ont été arbitrairement déclarées dangereuses ou très dangereuses. Il y aurait ainsi des races porteuses du gène de la dangerosité.

J’ai cherché à savoir qui avait découvert ce gène, auprès des deux sénateurs porteurs du projet. Pas de réponse.

Le sénateur Dominique Braye, docteur vétérinaire, lors de la discussion sur cette loi au Sénat, l’avait qualifiée d’«inanité », « ineptie », et « idée fausse ». Il avait déclaré en outre que cette catégorisation, pierre angulaire de la première loi sur les chiens dangereux, datée de 99, avait fait perdre dix ans en matière de prévention contre les accidents graves causés par des canidés, et que, par conséquent, elle en ferait perdre dix de plus. En clair, il déclarait que cette loi, censée sécuriser tous les citoyens, augmentait leur insécurité. Mais il l’a votée !

Elle est inefficace car les chiens catégorisés ne sont pas dans le top 10 des animaux ayant causé de graves accidents canins. Elle est même dangereuse ; les maîtres des chiens concernés par cette loi souvent ne peuvent pas faire face aux frais que cette loi entraîne, 500 ou 600 euros, pour rien. Ils n’osent plus sortir leur chien qui n’est donc plus sociabilisé. La SPA a remarqué que le nombre d’abandons de ces chiens-là a augmenté peu après la publication de cette loi.

Personnellement, je ne me suis pas soumis à cette loi, j’encours 3 300 euros d’amende, 3 mois de prison et mon rottweiler pourrait être euthanasié. Je vous demande donc, mesdames et messieurs, de faire abroger rapidement cette loi insensée.

Une vraie loi pourra alors être discutée, qui prenne en compte la sécurité de la population et des chiens. Une vraie loi qui se fasse en coopération avec toutes les parties prenantes de la filière canine, une vraie loi qui éduque les enfants, les possesseurs de chiens toutes races confondues, et qui punisse plus sévèrement les bourreaux d’animaux. Il faudrait montrer que, sur ce sujet aussi, « le changement, c’est maintenant ».

Le:16/08/12  par  Francis Gimenez Ravine-des-Cabris

Source: http://www.lequotidien.re/opinion/le-courrier-des-lecteurs/200977-chiens-dangereux-une-loi-abroger.html

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